Lundi 6 Octobre, 2h30, la nuit est belle et cristalline sur la ville. Les habitants dorment paisiblement, sur leurs deux oreilles. Ils ne sentent pas la terrible menace arriver, cela causera leur perte.
2h32, l'attaque commence. Sans même utiliser les avertissements d'usage, l'escadrille fond en flèche sur les pauvres civils, encore groggy de leur réveil forcé. Premiers morts.
La ville sort de sa torpeur d'un seul coup, telle une immense entité vivante, et contre-attaque. La DCA tire à vue, sans succès. L'ennemi est agile et rusé, et reviendra s?rement porter un coup fatal.
3h40, le son des moteurs se fait de nouveau entendre. Les habitants, encore sous le coup du premier assaut, ne peuvent intervenir à temps, et le deuxième tir va droit au but. Le conseil de guerre décide de sortir son arme sercrète, et d'attendre. Malheureusement, après une interminable demi-heure de repérage, pas moyen de trouver leur position. Les troupes désespèrent.
Encore un peu d'attente, puis le calme revient. Tout le monde est fatigué, et la situation retourne peu à peu à la normale. La plupart se replongent dans le sommeil, tandis que certains comptent les victimes, déjà bien trop nombreuses ...
9h50, alors que la vie reprend son cours, une attaque-suicide est menée par les assaillants revenus au combat. Il tentent le tout pour le tout, et piquent sur le coeur du système. Devant cette témérité, la fureur remonte, et la défense s'organise, plus forte que jamais. L'ennemi est forcé de battre en retraite, victoire !
Dans le feu de l'action, des représailles sont organisées, mais échouent au dernier moment ... Seuls au dessus de la grande plaine, les protecteurs de la paix ne peuvent qu'assister impuissants à la disparition au loin de leur nemesis, la rage au ventre.
Comme seule trace de la dernière escarmouche, il ne restera que cette phrase, prononcée par l'un des vaillants héros revenu de cet affrontement sans pitié, et que quelque témoin occasionnel aura retenu pour la postérité : "putain de moustique de merde, si je te choppe tu le sentiras passer !".
Elle reste à jamais gravée sur la pierre commémorative, qui nous rappelle à tous la violence de ces jours de guerre, et la cruauté indiscible dont peut faire preuve un parasite sanguinaire.