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dimanche 30 novembre 2003

Un de plus !

Tout le monde s'impatientait et attendait sa venue, surtout deux personnes en fait, et ça y est, il est là, le petit de neuro !
Félicitations aux parents ! Bienvenue au monde Paul.

Si vous voulez des nouvelles sur cet heureux événement, suivez le blog du sieur en question, il y aura certainement des messages dessus prochainement, avec des photos.

samedi 29 novembre 2003

Truc Inutile

Ouais ! Ce blog est le premier lien sur lequel on tombe en cherchant "ratance" sur google ^^.

Complètement inutile, donc rigoureusement indispensable. Il fallait que je vous en parle :).

jeudi 27 novembre 2003

Le blog dont VOUS êtes les héros

On change les rôles aujourd'hui, racontez-moi votre journée :).

Les meilleurs recevront toute mon admiration (oui bon, la prochaine fois je mets en jeu des lots plus intéressants, on fait avec ce qu'on a).

De la ratance à l'échec

Tout d'abord je m'excuse par avance de parler encore de ma vie scolaire, je conviens que ça n'intéresse pas forcément tout le monde, mais après tout ce blog est fait pour que j'y raconte ma vie, et pour encore deux semaines cette dernière sera très scolaire. Après je vous parlerais de mon stage ^^ (non, vous barrez pas, je déconne !).

Donc, je parlais d'échec, car aujourd'hui échec il y a eu. Nous avons un projet à rendre dem... aujourd'hui maintenant, et il se trouve que ce projet est quelque chose qui était prévu de longue date. Cependant, en bon étudiant que nous sommes, tout le monde s'y est attelé aujourd'hui (hier maintenant, si vous me suivez), et la tâche n'en fut rendue que plus ardue.
Cependant le projet est somme toute assez facile, et nous avions prévu, mon compagnon Maga et moi, de le finir en une journée. Mais, grave erreur, nous avions oublié de prendre en compte le paramètre Murphy, toujours lui, qui s'est bien amusé aujourd'hui.
Le programme était à faire en java. Pas un très gros obstacle en soi, sauf quand java n'est pas installé sur les machines de l'école ... A part peut-être dans la salle maudite, dite salle sun, où il est tellement désagréable et aléatoire de bosser qu'il n'est pas question d'y mettre le pied, pas même en ssh (à distance, pour les non-informateux). Soit, nous nous sommes donc dirigé sur une machine à nous pour continuer le projet. Déjà deux heures de perdues, sans compter la pause bouffe d'une demi-heure.

Deuxième obstacle. Le projet à faire doit utiliser un système multi-agents déjà existant, par défaut Aglet de IBM. Les fichiers sont disponibles, tout va pour le mieux, sauf quand il s'agit d'installer tout ça. Ca plante de partout, les liens ne marchent pas, le temps passe, et la motivation diminue à une vitesse proportionnelle au fait que nous réalisons qu'abandonner le projet ne changerait finalement rien à notre moyenne, et encore moins à l'obtention de notre diplome.
A 14h30, le pas est franchi. Après moult essais infructueux et ratages en tous sens, le régiment décide de quitter le champ de bataille, et abandonne les paquetages (sacs à dos et .rpm). L'ordinateur redémarre comme par magie sous winwin, et s'en suit une séance fort instructive d'explication du fonctionnement de Mage L'ascension, dans l'objectif d'une partie prochaine. Echec du projet, mais réussite de la création d'un nouveau personnage, ce qui n'est déjà pas mal, même si ça a autant de rapport avec le travail que le tennis en a avec la chasse à la baleine (quoique, avec un peu d'imagination ...).

Et dire que je m'étais levé tôt exprès aujourd'hui, espérons que demain sera plus productif (ça va être dur de l'être moins, même si je me sais capable d'y arriver).

mardi 25 novembre 2003

Un programme qu'il est prometteur

Bon, on peut pas que dire de la merde tout le temps, faut changer de registre parfois ^^.

Je voudrais parler d'un programme que beaucoup attendent en ce moment, et qui est réservé aux utilisateurs de Windows (désolé les autres, je parlerais d'un multi-plateformes la prochaine fois), je veux bien entendu parler de Winamp 5.
Les fans du célèbre winamp ont pour la plupart été très déçus par Winamp 3, qui pour moi aussi est une sombre daube. Pas de gestion de plugins, ça plante, ça rame, ça suce les ressources à un taux hallucinant, bref, pôbien. Cependant, il y avait beaucoup d'idées intéressantes dans cette nouvelles version, et c'est avec une certaine joie qu'on peut les retrouver dans Winamp 5, les bugs en moins :).
En fait, Winamp 5 est comme il est marqué : Winamp 2 + Winamp 3 = Winamp 5. Full compatible avec toutes les joyeusetés de Winamp 2.x, il garde les skins plus libres du 3, et la majeure partie des bonnes idées. Sauf qu'il n'embarque pas le système avec lui, c'est déjà ça :).

Pour les fans de winamp 2.x, je vous conseille grandement de l'essayer, ça risque de vous plaire. Et ça n'est qu'une beta pour l'instant, autant dire qu'il promet.

Mais pourquoi tant de haine ?

J'ai l'impression qu'il y a des gens spécialisés dans la recherche de merde ... Il faut qu'il y ait toujours un problème et qu'il soit irrésoluble de par la caractère super borné de la personne en question.
J'aimerais bien dire "mais pourquoi moi ? T_T", mais c'est aussi d? à mon caractère "je veux que tous ceux que j'aime bien s'entendent bien". Il est inutile de préciser que ça ne marche pas, mais alors pas du tout ....

Morceaux choisis

Aujourd'hui, dernier cours avec notre ... heuu ... allez, on va dire chef de spé aujourd'hui. Ca se fête. Et pourtant, ça s'est pas feté. Trop de taff de partout encore ...

Pour la dernière, voici un panel de citations de cette dernière journée en compagnie de notre berbère favori :

en parlant de la canicule : "Cet été il a fait 60-80?"
"le morse ça a été inventé en 2200 avant JC, c'est le tam-tam"
"le contraire de l'intelligence c'est la recherche"
"Y'a combien de doigts dans une main ? Cinq. Ah, il a dit 4, il est fait pour la logique floue lui".

Fidèle à lui-même, on peut dire ^^;.
N'empeche, pas mécontent d'en être débarrassé, il y aurait s?rement eu un meurtre si on l'avait eu plus longtemps je pense.
Bon, promi, demain je dis un truc intéressant ^^ (enfin je vais essayer ...).

dimanche 23 novembre 2003

Regroupement organisé

Hier, rassemblement quasi-mensuel des membres de l'asso autour d'un écran de projection de taille ma foi raisonnable, et de nourriture bien bonne (et chinoise aussi par la même occasion).
Au programme, plein de monde qui devait venir. Au final, plein de monde qui n'est pas venu -_-. Heureusement, le deuxième "plein" est moins important que le premier, ce qui fait qu'il y a quand-même eu du monde (si vous me suivez ^^). Cet absentéisme est-il un signe que les soirées commencent à lasser ? Que les boulets commencent (finalement) à faire fuir les honnêtes membres ? Ou tout simplement que je suis entouré de flemmards qui ne peuvent même pas traverser deux rues pour venir dire bonjour ? ^^;. De toute façon, le résultat est le même, et vers 3h du mat je me suis retrouvé comme un con dans un coin à attendre la fin de la soirée. Heureusement qu'une bonne âme charitable m'a raccompagné en tuture chez moi vers 4h (merci Tami :)).

Petit point positif de la soirée : j'ai laminé tout le monde au blind-test de musiques d'anime :). Bon, ça n'apporte absolument rien à part une fierté passagère, surtout que j'étais en candidat libre car orga, mais c'est déjà ça. Je ne pensais pas que le fait d'écouter constamment de la musique quand je suis sur mon PC me servirait un jour à quelque chose.

samedi 22 novembre 2003

Après la pluie ...

Je me sens d'une patate ce soir. C'est bien évidemment d? au fait que nous nous situons maintenant après l'événement décrit la veille, et comme je suis toujours en vie, c'est que ça s'est pas si mal passé que ça ^^.
Pour ceux qui viendraient me faire remarquer qu'il n'est pas encore 2h du mat comme prédis hier, je répondrais qu'il y a 2 paramètres qui font que :
- On a tous bourré comme des fous sur la fin pour finir tôt (les exposés-minute)
- Je suis parti en douce avant la fin ^^ (après 6h d'exposés tout de même)

On aura bien mérité un peu de repos tiens. Le repos des guerriers, c'est sacré.

jeudi 20 novembre 2003

Qui a dit "ça pouvait pas être pire" ?

Bon, tout d'abord je voudrais exprimer pendant un court instant le fond de ma pensée du moment :

PUTAIN DE CHEF DE SPE DE MERDE !!!!!!!!!!!

Ahh, ca va mieux.
Après avoir fait les 400 coups, le rasé recommence. Dernier en date : les présentations de projet libre, projet très important au coefficient délirant à soigner aux petits oignons a été reporté de décembre à ... demain.
Certes j'ai parfois une tendance à faire les trucs à l'arrache, mais là, sur quelque chose que j'avais l'intention de fignoler, ce *** fait en sorte de nous le faire torcher en une nuit ....

Mais le plus drôle, c'est encore le fait qu'il veut apparement se prendre des petites vacances prochainement, et donc on ne finira le cours de demain que "lorsque tout le monde sera passé". Pour un cours commençant à 16h, à raison de 20-30 minutes minimum par présentation, et sachant qu'il reste une bonne trentaine de groupes à faire passer, cela fait un bon 10h grand minimum, et donc fin du cours vers 2h du mat'. Ah ah ah, je me gausse ... Et lorsque l'on critique sa décision, on se trouve confronté à un "votre attitude n'est pas professionnelle". Je m'en vais te mettre du professionnel moi ...

Je commence à avoir hate de me tirer de cette école, c'est triste à dire ...

Rester couché ...

Il y a des jours comme ça, on aimerait bien déjà être le lendemain ...
Il y a que notre "prof" de crypto-sécurité n'a pas trop aprécié qu'on lui fasse remarquer que son "cours" n'en était pas un et qu'on n'aimait pas se faire cracher dessus par un incompétent frustré, alors pour nous montrer sa grosse autorité, il nous a collé un partiel "qui montrera votre niveau réel". Demain, levé à 7h donc pour aller réjouir un abruti qui va se branler devant ses sujets infaisables faits pour descendre des "petits crétins".
Puis pour continuer dans l'allégresse, cours de pipotage et de cuisine berbère avec notre chef préféré. Ca va durer 4h30, que du bonheur.
Quelqu'un connaitrait un bon somnifère qui fait dormir 24h non-stop sans avoir à en abuser ?

mercredi 19 novembre 2003

mavie.com

On se reprend, et on bosse. Journée d'anti-ratance aujourd'hui, avec 7h30 de cours divers et variés, presque que du bon (disons, du pas trop mauvais).

Bientôt la fin ... Il n'y a que quand elle se présente qu'on la voit arriver, avant c'est le brouillard total, et on est trop absorbé à faire autre chose pour voir qu'une étape de votre vie (et notamment votre vie estudiantine) se termine. Enfin presque, mais ce ne sont pas 6 mois de stage qui vont changer grand chose.
Devoir rendre son poste de trésorier alors qu'on commençait à s'y attacher, sa place dans une asso qui mine de rien tourne assez bien sans vous (si ce n'est mieux ...), devoir se faire à l'idée que bientôt il faudra se lever avec les poules (tiens, je m'en vais élever des poules qui se lèvent à 11h), et plein de gens autour de soi qui n'ont pas le moral ... Non pas que j'aie la meilleure empathie du monde, mais ça me déprime un peu tout ça ...
Il parait que ça arrive à beaucoup de monde, le blues de la fin d'étude (dans mon école en tout cas, je ne la nommerais pas pour éviter les boulets qui checkent google sur ce nom), et me croyant mieux que les autres, je pensais passer à travers. Boaf, je me le suis pris dans la tronche. Faut pas trop lever la tête, on finit par se prendre un panneau qui trainait.

mardi 18 novembre 2003

Dur dur ...

Il en existe des métiers de merde, et plein même, à croire qu'il y a des personnes payées pour en inventer. Parmi ceux là, il en est un qui tient une importance particulière dans mon coeur d'informaticien, à l'avis partial et forcément orienté, c'est celui de hotliner informatique.
Le métier consistant à aider les gens en difficulté par téléphone sur un sujet non maitrisé par le commun des consommateurs demande une maitrise de la technologie, de la diplomatie et de soi hors du commun. Pour l'avoir pratiqué avec des proches (n'annoncez jamais que vous faites de l'informatique, ou on vous prendra pour un réparateur Darty), je n'ai jamais vu une personne expliquant aussi mal quelque chose que quelqu'un bloqué devant un ordinateur qui plante.
Mais alors, quand en plus les personnes en face sont complêtement syphonnées et/ou parano?aques, ca devient du n'importe quoi. Preuve en est cette petite conversation qui fait bien rire, mais qui donne aussi mal à la tête T_T.

Je vais aller de ce pas démonter mon alim pour chercher des micros espions. Ils sont partout, ils nous surveillent, et ils ont les moyens, même ceux de l'impossible.

PS : ne faites pas attention aux fautes d'orthographe que vous pourriez trouver dans ce texte, je l'ai tappé l'écran éteint. Je trouvais qu'il me regardait d'un air louche ...

lundi 17 novembre 2003

Ratance attitude

On est pas sur ratance.net pour rien. Aujourd'hui, journée de larvage quasi-totale (si on excepte la commande groupée à gérer, ce qui n'est pas en soi quelque chose de bien ardu), alors que le travail s'accumule à une vitesse surprenante.
C'est la fin de la scolarité, encore un mois à taffer avant le stage, on se dit qu'on va attendre les partiels et se barrer en douce, eh bien non. Le travail n'a jamais été aussi pressant depuis la première année d'ingé, c'est hallucinant. Des projets à la pelle, des rapports toutes les semaines, des exposés à faire (à la place des cours qu'on aurait d? avoir ... enfin passons), et .... rien. Aujourd'hui productivité zero. Ah si, j'ai avancé dans Arc The Lad - Twilight of the Spirits, bon jeu au demeurant, mais qui ne nous a pas été demandé en projet. Dommage.

jeudi 13 novembre 2003

Quand on parle du loup

Hier nous avons reçu une petite lettre qui ne faisait pas plaisir. On appelle ça un recommandé, dans les milieux autorisés.
Ce dernier nous annonçait une mise en demeure suite au non-paiement de certaines choses qui avaient pourtant été payées il y a de cela un bon mois. Comme je n'étais pas sur place, nous avons décidé de régler ça le sur-lendemain. Or aujourd'hui, quelle surprise lorsque l'on regarde la date de réception du recommandé par l'autorité compétente de l'école qui a signé l'accusé de réception : 19/09 .... Autorité compétente, mon c** oui.
Donc je pousse mon coup de gueule contre les boulets de l'administration ou du BDE qui ne savent apparement pas qu'un recommandé c'est PRESSE, et qu'on n'attend pas 2 mois pour le transmettre ! Va encore falloir sortir le flea-tox ...

Portrait véridique des geeks

http://ars.userfriendly.org/cartoons/?id=20000615&mode=classic

Rien d'autre à ajouter ^^.

Que ceux qui se reconnaissent ne s'inquiètent pas, ça se soigne. Mais ça prend du temps, beaaauuucoup de temps ....

mardi 11 novembre 2003

Ichi The Killer

Cette fois encore, on parle de film. Mais pas de la journée qui l'entoure, vu que de toute façon je l'ai regardé le même jour que Matrix ("ouf" dirons certains, non, je ne suis pas cruel à ce point ^^).

Donc pour en revenir à nos futurs gigots, la bobine.
Ichi The Killer est un film de Takashi Miike, de 2001, avec Tadanobu Asano, Alien Sun, Nao Omori, etc ... Vous aurez compris, je le pense, que c'est un film japonais. Il s'agit d'un film violent, très violent même, et pas seulement que physiquement. Preuve en est le site, avec la mention "interdit aux moins de 18 ans".
Petit résumé de l'histoire (sans trop de spoiler) : Tout commence à Shinjuku, le quartier chaud de Tokyo, avec l'assassinat d'un chef yakuza (la mafia japonaise) dans son appartement, d'une manière assez horrible. Deux hommes s'infiltrent dans l'appartement pour nettoyer celui-ci, plein de sang et de trippes (à croire qu'un humain normalement constitué possède plus d'intestins qu'un bovidé de taille respectable). Le "travail" a apparement été effectué par Ichi ("un" en japonais), un tueur très doué qui ne fait pas dans la dentelle. Suite à la disparition de son chef (la chambre ayant été nettoyée, il ne reste plus aucune trace), son second, Kakihara, le recherche dans toute la ville. Il torture un autre chef, se coupe la langue au sabre, non sans un certain plaisir, une fois que ce dernier a été reconnu innocent, et continue à chercher. Pendant ce temps nous faisons connaissance avec Ichi, un garçon complètement coincé, à la limite de l'autisme. Il parait normal comme ça, mais une fois son costume enfilé, c'est une autre histoire. Ce costume est en fait une pseudo-tenue de plongée, avec des protections de skate d'où sortent des lames de rasoir. Il est capable de découper n'importe quoi par pur réflexe, et c'est d'ailleurs ce qu'il fait, tout en pleurnichant comme un morveux à chaque fois. Ichi est un traumatisé : ayant assisté au lycée au viol d'une de ses camarades, il s'en veut de ne pas l'avoir aidée, et pire, d'avoir voulu lui aussi la violer.
Kakihara est un masochiste pur et dur, et ça se voit. C'est d'ailleurs la raison qui le pousse à chercher aussi ardement son chef : il savait comment le battre de façon hargneuse. Il torture ses ennemis de façon ignoble, et à force d'aveux, apprend l'identité de celui qui a tué son chef : Ichi.
S'en suivent diverses scènes de tortures, de bras arrachés, d'aiguilles plantées, de viols, de corps découpés à la lame de talon (les chaussures de Ichi sont un peu ... spéciales), et autres boucheries sans nom jusqu'à la fin du film.

Que penser de ce film ? La première idée qui m'est venue à l'esprit est "répugnant". Ce n'est pas tant la débauche de trippes plus importante que dans un abbatoir, ni les tortures diverses de plus en plus sadiques et perverses qui m'ont amenés à cette pensée que la violence psychique qui se dégage du film. Il n'y a pas un seul personnage principal dans le film qui n'ait pas une âme de psychopathe pervers ... Ca tue, ça estropie, ça pleurniche en coulant du nez, et puis ça se nettoie et on reprend la vie quotidienne. Les yakuza se promènent comme si de rien n'était dans la rue, en laissant de temps à autres quelques cadavres pour décorer, ça flingue à tout va dans des escaliers d'immeubles sans que personne ne bronche ou n'appelle la police, bref, le mal est là, ancré, et cela semble normal à tout le monde ! Mais quel genre de personnes habitent une ville pareille ? La loi du plus fort, la perversité à l'état pur, des cadavres qui débordent de partout, et ... rien. Au final, ce qui en ressort est une impression d'atmosphère malsaine oppressante, et qui met extrêmement mal à l'aise.

Ensuite, les deux personnages principaux. D'un coté, Ichi est un tueur malgré lui, qui se fait monter la tête par son mentor, et est persuadé de tuer des "méchants comme ceux qui l'ont maltraité quand il était enfant". Il découpe tout ce qui passe quand il ne sait pas comment réagir : corps, artères, jambes, etc... Ca en devient fatiguant, et tellement prévisible. Et ses pleurnicheries incessantes ne sont pas là pour relever le niveau.
Kakihara, lui, est un masochiste couvert de cicatrices, dont deux aux joues, apparement pour lui permettre d'ouvrir la bouche en grand (très grand ...). Il recherche avant tout à se faire mal et à faire mal aux autres. Il représente le cas typique de psychopathe totalement dérangé, mais pas pour autant idiot. Nous nous retrouvons donc en face du cas typique du méchant très très méchant contre le gentil très très gentil (même si complètement syphoné), sans aucune véritable histoire, et autant d'intérêt qu'un match de curling pour manchots.

En résumé : ce film est une bonne grosse daube, faite pour les sado-masos qui aiment se foueter avec des clous et voir la vie comme une suite d'actions perverses et totalement contre nature. La phrase d'accroche du film, "explore your fear", pourrait en fait être interpretée en "explore the director's mad mind". A éviter.

jeudi 6 novembre 2003

Matrix le gaulois

On va beaucoup en parler, en mal comme en bien, et une fois n'est pas coutume j'ai décidé de faire comme les autres. Aujourd'hui, mercredi 6 novembre 2003, sortie de Matrix Revolutions, le troisième et dernier opus de la trilogie Matrix, à la fois adulée et décriée, mais ne laissant pas grand monde indifférent.
Ce midi, achat des billets par un ami, pas de problème apparent, tout baigne.
Cet après-midi, 17h30, je me décide à partir de chez moi pour arriver à l'heure au rendez-vous devant le Grand Ecran Italie, une heure plus tard. Metro habituel, le train train quotidien comme on pourrait l'appeler, et là, comme pour ne pas changer une formule qui a fait ses preuves, c'est le drame. Enfin non, ne paniquez pas tout de suite, ça se passe plus tard. Au changement entre la ligne 1 et la ligne 7 je croise une amie qui se dirige à peu près dans la même direction que moi. Sympa. Station suivante, le train reste à quai un certain temps. Puis encore, un certain temps, suivi d'un temps certain. Le signal annonçant une catastrophe imminente se fait entendre : le bruit d'un micro décroché par le conducteur. "Ce train ne prend plus de passagers, veuillez descendre et emprunter les correspondances", argh ! Bon, il faut bien s'y faire, on ne va pas pouvoir le forcer à redémarrer (on n'a toujours pas trouvé le bouton reset ...), alors nous descendons, fiers lemmings parmi nos pairs. Sur le quai, nous croisons encore deux autres amis, qui avaient décidé de perdre un peu de leur temps à trainer dans une foule mécontente sur un quai bondé. Forts de notre communauté sans anneau, nous décidons de prendre les correspond.... ehh, c'est pas drole ! Ce c** nous a laché à une station sans AUCUNE correspondance (Pont Neuf pour les connaisseurs), il va falloir sortir et marcher. Soit, nous atteignons Chatelet après une balade nocturne sur les quais de Seine, et nous empruntons la ligne 14 puis la 6 pour arriver à Place d'Italie, qui comme son nom l'indique est située dans le 13ème, devant l'objectif du voyage : le cinéma.

Premier problème (enfin, premier du nouveau chapitre) : une des personnes dont nous avons pris la place ne pourra pas venir, car coincé dans les embouteillages. Après une tournée des connaissances, il s'avère que personne ne peut venir prendre cette place laissée libre, 7 euros à la poubelle.
Deuxième problème : le groupe, devant être constitué de moult amis et connaissances, se résume finalement à ... deux personnes, moi compris. L'autre personne qui est venu, celle qui avait pris les billets auparavant, est d'une humeur execrable suite à une journée de merde. C'est la fête, youpiii.
19h15, entrée dans la salle. Ah, en fait non, ils ont juste décidé de nous parquer dans une salle étriquée histoire de nous faire fermenter un peu avant la séance.
19h20, entrée effective dans la salle. Les moutons de panurges que sont les personnes de la foule se poussent les uns les autres en insultant leur prochain. C'est beau l'esprit d'équipe, une équipe, un esprit ...
Puis, le film. Là, je dois le dire, c'est le moment agréable de la soirée. S'il n'est pas le chef d'oeuvre qu'on aimerait voir, il en reste tout de même très sympathique, bien plus que le Rechargé. Ils ont aussi pensé à remettre Don Davis à la place des technoparadeurs pour la bande son, merci pour nos oreilles ^^.
Cependant, tout ne peut pas se passer pour le mieux avec une journée pareille, Murphy veille au grain. La salle est remplie de boulets. Oui, ceux là même décrits dans le précédent post. Ils sont de bon calibre. Parmi eux, le "conus cretinus", toujours prêt à rire quand il ne le faut pas, à faire les commentaires les plus idiots sur des scènes poignantes, et bien entendu placé juste à coté de nous ... A noter aussi une certaine contamination de la salle, dont la moitié a ri lors d'une scène censée être tragique ("il a sali mon costume").

Au diner, pas de problème. Toujours un certain froid d? à une certaine humeur, mais pas grave. Rentrage à l'école, où je trouve quelqu'un qui me propose de me ramener en voiture, je ne dis pas non. Périphérique fermé, obligé de passer par plein de petite rues, perdu 3/4h. Au point où on en est, ce n'est pas vraiment grave ^^.

Eh bien, vous me croirez ou non, mais j'ai passé une bonne journée. Car à la différence de d'habitude, je n'ai été à aucun moment en retard, je n'avais aucune obligation à respecter, et ce n'a donc été qu'une suite de petits contre-temps juste bons à alimenter un blog ^^. "A double-hobbit's tale, by Jasho Baggins".
Murphy, il ne passera pas par moi.

mardi 4 novembre 2003

De la Définition du Boulet

S'il est une activité passionnante quand on est vieux, con et gateux, et qu'on est accessoirement à l'Académie Française, c'est bien d'inventer des mots, et les définitions qui vont avec. Mais ce passe-temps, ô joie, n'est pas l'apanage des grabataires, vous serez je pense content d'apprendre que VOUS aussi vous pouvez participer à ces réunions de haute culture et d'envolées lyriques.
Il ne s'agit pas aujourd'hui de débattre sur comment faire passer devant l'opinion publique des mots comme pourriel, butineur, babillard et autre frimousse, que néni. Nous nous attaquerons aujourd'hui à la définition d'un mot couramment usité, un mot dont la fréquence d'utilisation indique souvent le QI moyen de la zone dans laquelle vous vous trouvez, un mot de haute voltige. Définissons ce qu'est un boulet !

La chose n'est pas aussi simple qu'elle y parait. En effet, le sens de ce mot dépendent allègrement (les professeurs le disent souvent) de l'utilisation que l'on en fait, plus ou moins large, plus ou moins méchante, plus ou moins vraie .... Mais voyons d'abord une première approche.
- Boulet : personne qui, malgré toutes ses actions, ou à cause de ses actions, arrive à emmerder le monde sans le faire directement exprès.

Le but de la définition est d'englober par un ensemble de règles précises et facilement applicables l'ensemble B={boulet1, boulet2, ... , bouletn}. Le problème est que, par cette définition, les boulets dits "casse-couille" peuvent être considérés comme exclus, car il est souvent difficile de savoir s'ils le font exprès.

Tentons une nouvelle approche. Recensons tout d'abord les principaux types de boulets que l'on peut rencontrer au détour d'un coin de rue, ceux qui nous font regretter de ne pas avoir continué notre chemin tout droit, quitte à passer par la voie express à pied.
Il y a tout d'abord le "gentil boulet". Celui qui ne pense pas à mal, mais qui enchaine gaffe sur gaffe, à l'instar du sieur du même nom, dont le prénom est Gaston. On le retrouve souvent dans un groupe de personnes qui l'aiment bien, mais qui ne lui confieraient jamais quelque chose d'important à faire.
Il y a ensuite le "boulet chiant", dit aussi "colle-aux-basks". Il est généralement abonné à pasdamis.com, parle la majeure partie de son temps pour ne rien dire, et se vante de toutes ses petites victoires sur la vie, que ce soit la périlleuse installation de son nouvel ordinateur, ou l'épique "sortie pour faire les courses".
Citons ensuite le boulet maxi-size. Irresponsable, mais jurant le contraire, paresseux, mais fier des quelques périples qu'il a brillamment affronté dans la journée, tel que l'accomplissement inespéré de plus de 5% de ce qu'on lui avait demandé, il énerve généralement de manière prodigieuse ceux qui ont cru l'espace d'un instant pouvoir compter sur lui, et qui ont découvert l'horrible vérité à l'occasion d'un mordage de doigts intempestif. Il est assez répandu dans les milieux associatifs, où il y trouve un environnement propice et adapté à ses besoins.
Puis il y a le vrai, le beau, le "boulet volontaire". Il fait chier son monde, mais il l'assume. Il en retire une certaine joie d'ailleurs, ce qui le pousse à en faire encore plus, aller toujours plus loin, jusqu'à l'ultime limite de la boulitude. Ce type de boulet est social. Il se déplace souvent en bande, en troupe, voire en meute. Certains types exotiques se démarquent de par leur pelage typique adapté à l'environnement : jogging blanc immaculé ou jaune fluo, chaussettes par dessus ce dernier, et casquette hautement dressée. On pourra d'ailleurs remarquer que la couleur de la casquette dénote souvent de la position sociale du boulet dans la meute, une étude par le professeur Gratmoilémish est actuellement en cours.
Il est à noter que certains boulets, ayant certainement trop joué à des jeux de rôle médiéval fantastique, ont trouvé le moyen d'être "multi-classes". Tout aussi dangereux qu'un barbare-nécromancien, et aussi prise de tête qu'une elfe-sorcière, ils sont à éviter comme la peste (et encore, la peste maintenant, ca se soigne...).

A partir de cette analyse, pouvons-nous en retirer une quelconque définition plus précise que la première ? On n'en a pas encore vraiment trouvé une, mais les gars des Chiffres et des Lettres et de Question pour un Champion sont dessus. Nous avons également reçu la réponse de l'exposition du problème à l'Académie, mais leur réflexion sur une certaine "boule métallique d'un poids certain servant à limiter les mouvements d'un prisonnier" ne nous a que partiellement convaincu.

samedi 1 novembre 2003

L'angoisse de la feuille blanche

Souvent ce qu'on raconte dans un blog nous a été inspiré par les événements du jour. C'est d'ailleurs un des principes du weblog. Mais voila, quand il ne s'est rien passé dans la journée que le train train quotidien, et ce pendant plusieurs jours, eh ben vous finissez par ne rien avoir à dire même lorsque vous voulez bloguer ...

En ce moment, c'est mon cas. Je passe mon temps entre cours/rapports à terminer/jeux video chez moi parce que je vais pas passer à l'école et me tapper 2h de metro pour rien y faire.
Que dire d'autre, si ce n'est que passer une journée devant son PC sans personne à coté vous donne un sentiment de solitude assez tenace, et l'IRC n'y change rien. Pire, cela peut empirer la chose si certains commencent à vous raconter comment leur journée a été géniale, histoire d'enfoncer le clou. Evidemment, ça n'est la faute de personne, juste qu'être à perpette par rapport au lieu où tout le monde se réunit donne parfois l'impression d'être à l'autre bout du monde ...

Pour passer du coq à l'âne, j'ajouterais juste que Max Payne 2 est un jeu à essayer, il en vaut vraiment la peine (sans jeu de mot pourri ^^; ). Par contre il ne faut pas trop y jouer d'un coup, vous risqueriez comme moi d'avoir envie de sauter de coté au ralenti, et comme le ralenti doit être difficile à faire, ça doit faire drôlement mal à l'atterrissage.