Il est des moments où l'inspiration vient plus facilement qu'à d'autres, où l'inspiré se dit qu'il est temps de prendre la plume, ou ce qui s'y apparente, et d'exprimer sa pensée profonde sur le monde qui l'entoure. Ces instants correspondent en général à la période suivant l'observation durable de l'inspiration d'un autre. Par exemple, à la suite du visionnage d'un film.

Le facteur déclenchant de cet état d'écritite avancé est cette fois The Last Samurai, avec Tom Cruise (prononcer crue-ise). Le Japon semble avoir le vent en poupe aux US en ce moment, Kill Bill, The Last Samurai, Mac Donald va devoir sortir sous peu des Mc Sushi s'il ne veut pas rester à la traine.
Les opinions que l'on m'a exprimé sur ce film allaient de tout à son contraire, et j'ai preféré aller le vérifier par moi-même ; accompagné tout de même par quelques gens bien.
Petit résumé du début du film : Tom Cruise est un militaire américain très doué, qui a déjà fait ses preuves contre les Indiens. Il est envoyé au Japon pour apprendre à l'armée impériale à se servir des armes et tactiques occidentales : fusils, canons, etc ... Alors que ses troupes ne sont pas encore formées, on l'envoie matter une rebellion fomentée par des samurais. Sa troupe se fait bien évidemment décimer, et il se retrouve capturé par les rebelles. Là bas, il y découvrira la vie traditionnelle nippone, et leur code moral.

Sur la forme, il n'y a pas grand chose à reprocher. C'est beau, bien filmé, les Japonais ont l'air ... Japonais, et les détails sont respectés. A noter tout de même que Tom peut parfois se changer très vite quand la situation l'exige :).
Par contre, sur le fond ... Il y a déjà l'état de fait classique de tout film américain qui se respecte : c'est un Américain qui sauvera le monde (ici tout de même un peu réadapté en "c'est un Américain qui sauvera les véritables valeurs du Japon").
Ensuite, les faits historiques. Si cette fresque ne se veut à aucun moment un documentaire sur l'histoire du Japon, il est tout de même des changements que l'on peut accepter, et d'autres qu'on peut difficilement faire passer. Malheureusement, ce film est bourré de ces derniers, tant et si bien que cela en devient rocambolesque pour qui connait un minimum l'histoire de l'archipel. Cela fait grandement baisser l'intérêt du film, qui aurait pu s'avérer très bon.

Au final, s'il fait passer le temps sans que l'on s'ennuie réellement, ce film n'en est pas pour autant un chef d'oeuvre, et l'on pourra s'en passer sans regret. En d'autres mots, c'est un film américain typique.
Dommage.