Votre serviteur a bien failli finir au chômage technique aujourd'hui (ce qui ne m'aurait pas déplu d'ailleurs, en passant).
La société avait besoin de se faire rajouter une ligne téléphonique dans les locaux (c'est du moins ce que j'en ai compris), et des techniciens de FT sont venus pour tirer un nouveau cable. Jusque là, rien d'extraordinaire, le concierge était déjà passé deux jours avant pour faire un trou dans le mur, et il n'y avait plus qu'à brancher quelques mètres de métal gainé.
Les techniciens sont arrivés, des électriciens vrai de vrai, minimum 100kg, sales comme des poux, la voix rauque et la barbe courte mais hirsute. Ils savaient cependant apparement comment faire leur boulot, c'était déjà ça. Enfin ...
Il paraitrait que le trou percé n'était pas assez gros, et ils ont commencé à l'agrandir à la perceuse. C'est à ce moment que mon fidèle compagnon Murphy en a profité pour faire sa réapparition. Un cable electrique passait justement à 1 cm du trou, dans le mur, et l'agrandissement a fait ce qu'il a fait : la perceuse a entamé la gaine, sans toucher le cable métallique à l'intérieur, par miracle, et c'est au moment où un des electriciens a voulu pousser le cable avec un tournevis que ce dernier a valdingué dans un horrible bruit d'électrons déchainés, suivi d'un "clac" de plombs sautés. Adieu serveurs, postes de travail et travail non sauvegardé, le courant s'en était allé.
Le plus drôle, c'est que le cable en question était celui de l'arrivée principale de jus des locaux, et cela aurait pu avoir plusieurs conséquences plus ou moins désastreuses. Tout d'abord, l'arrêt de notre travail pour la journée (ouaaaiss), mais le cable avait juste fait une surtension, et il marchait encore (ohh ...). Mais aussi, et surtout, une affreuse odeur de technicien grillé, odeur qui n'a pas eu lieu d'être car le tournevis était isolé. Encore heureux, vu l'état de ce même tournevis après le choc, il n'en menait pas large le rescapé.

Après s'être remis de leurs émotions, les deux compères ont rétabli la situation, et le travail a pu continuer. Plus de peur que de mal, comme on dit.
N'empêche, je me serais bien pris une journée de congé ...