"Mais enfin Watson, compte tenu des preuves dont nous disposons actuellement, la situation dans laquelle tout cela s'est passé est évidente.
Tout a commencé quand le chauffeur a br?lé le feu rouge au vu et au su des policiers postés au carrefour, il ne manquait pas d'air. Puis, alors que les gardiens de la paix se lançaient à sa poursuite, il fila comme le vent jusqu'à perdre le contrôle de son véhicule et basculer dans la rivière proche.
Après avoir été repêché -c'est le cas de le dire- par les agents, il avoua tout devant le commissaire : il ne supportait plus les relations orageuses qu'il avait avec son patron, mais pour éviter de faire du vent dans le quartier, il essaya de noyer le poisson en l'invitant à diner. Malheureusement, son supérieur lui annonca dans la voiture, après un repas bien arosé, que les remaniments salariaux qui l'avaient tellement mis en rogne n'étaient que l'arbre qui cachait la forêt : il allait être mis au vert. Ca a jeté un froid, et la fureur volcanique qui s'empara de lui lui fit accomplir l'irréparable. Il arrêta la voiture, traina son chef hors de celle-ci, et lui tordit la tête dans une position à en glacer le sang.
On apprit après l'enquête que devant la gravité de la situation, l'homme avait paniqué et caché le corps dans le coffre de son véhicule pour aller l'enterrer dans le bois proche. C'est alors qu'il commit l'impair qui lui valu d'être arrêté. Son plan était tombé à l'eau, et tous ses proches furent au courant de ses actes.
S'il avait fait barrage à ses émotions, tout cela ne serait pas arrivé, et le séisme médiatique qui suivit n'aurait pas eu lieu d'être.
Elémentaire mon cher Watson, élémentaire."
Humeur : bonne