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lundi 31 juillet 2006

DADVSI - Lettre ouverte du sinistre

From Clubic :

Le ministre de la culture, voyant la réaction des internautes, s'est décidé à nous écrire une petite lettre ouverte, expliquant et justifiant sa magnifique loi si bien ficelée, en voici quelques extraits :

Tout d'abord, le conseil constitutionnel a validé l'essentiel des dispositions du projet de loi, ainsi la loi garantit la copie privée, cette décision est cruciale à l'heure où la commission européenne pourrait en contester son principe.

Copie privée garantie ? J'ai du rater un train ... Ah oui, le train DRM.

La loi affirme également un principe nouveau validé par le Conseil Constitutionnel : l'interopérabilité. [...] Je tiens à rassurer les internautes, la disjonction mineure des articles 22 et 23 n'affecte en rien la capacité de l'Autorité de régulation des mesures techniques crée par la loi à mettre en œuvre l'interopérabilité.

En effet, il faudra juste demander à un conseil choisi par les majors. Que de possibilités offertes.

En préservant l'exception de décompilation, nous avons rappelé que les mesures techniques sont des logiciels et que les acteurs du monde du libre ne peuvent être tenus à l'écart de leur développement s'ils le souhaitent.

C'est cool, j'aurais été emmerdé d'avoir un videur qui m'empêche d'approcher de mon PC.

Je le répète, il n'y aura pas de peines de prison contre les internautes qui téléchargent. Le projet de loi vise prioritairement les entreprises qui gagnent de l'argent sur le dos des artistes et des internautes à l'aide de logiciels qui organisent le pillage des œuvres.

Comme me disait un collègue : "donc si la sacem nous attaque en justice faut aller chercher le ministre pour qu'il leur dise qu'ils ont pas le droit ?"

Bienvenue dans le monde de la démago, de la réponse à des questions jamais posées, et de l'"oubli" de réponse à des questions qui mettent internet en ébullition. C'est tout de même beau la politique.

Tiens, et juste parce que ça me fait bien marrer : L'industrie musicale régresse alors que la RIAA se félicite. On pourrait facilement en déduire que le secteur devrait peut-être se remettre en cause. Quoi ? Non ? Ah, ce sont les piratez. Au temps pour moi.

jeudi 27 juillet 2006

Anticonstitutionnellement

Majors win ! Flawless Victory !

lundi 24 juillet 2006

Nouveau stade d'évolution

Les skybloggeurs (ceux qui ont des "vrais blogs", CQP) ont atteint un nouveau stade dans leur mutation d'être humain vers quelque chose ... d'autre. La force de l'habitude grandissant, ils pensent maintenant que l'orthographe a toujours été telle qu'ils l'utilisent. Et là, c'est le drame.

<BCG>ca reste plus léger comme ça
<Lyria>légé!!!
<Lyria>faut pas mettre un infinitif mais un participe passé
<BCG>j'attends que tu relises ta connerie

jeudi 20 juillet 2006

Which FF Character Are You ?

From Maga :


Hmmm...

A-t-on marché sur la Lune ?

Petit reportage intéressant tiré du blog de Raph :



Ca fait déjà 30 ans qu'on en parle, mais à la vue de ce reportage, on ne peut que rester perplexe. Le problème, c'est qu'aucune preuve formelle n'est fournie ...
Bref, on ne saura jamais, c'est rageant.

mardi 18 juillet 2006

Bientôt des amendes pour sifflotage sous la douche ?

From Info-du-Net.com, Ouest-France :

Il semblerait que les enfants d'une école primaire aient eu une mauvaise idée en chantant le titre â? Adieu monsieur le professeur â? lors du départ de trois de leurs maîtresses...

Si la chose paraît normale à chacun d'entre nous, la Sacem ayant eu vent via le journal local de cet événement demande à la directrice de l'école la modique somme de 75 â?? : â? Vous avez utilisé des œuvres du répertoire de la Sacem sans avoir demandé à notre société l'autorisation préalable, formalité obligatoire prévue par le code de la propriété intellectuelleâ?. En cas de non-paiement une plainte sera déposée.

Tu pousses le bouchon un peu trop loin Maurice ...
Peut-être que ces débuts d'abus "justifiés" par le contexte de la loi DADVSI feront réfléchir certains sur ce que l'avenir pourra nous réserver.

J'aurais jamais pu imaginer pouvoir me chopper une prune quand je chantais "Hissez haut" en colo ...

lundi 17 juillet 2006

Ambiance hot

S'il y a bien un avantage à aller au travail en ce moment, c'est pour un accessoire que les grands batiments ont maintenant de série : la climatisation. Ahh, une journée entière à ne pas transpirer même par une chaleur torride, alors que l'asphalte fond sous les semelles et que les oiseaux tombent cuits à point au milieu de la rue.

Seulement, il faut aussi savoir que la clim, ça consomme. Il est donc logique d'arrêter cette dernière lorsqu'elle n'est d'aucune utilité. Le week-end par exemple.
Et on la relance le lundi, hop. Question : que se passe-t-il lorsque la colonne d'air a passé 3 jours (14 juillet compris) sous un soleil vengeur ?

Bienvenue à Tropical Land !

Quarante degrés en intérieur, vous en aviez rêvé ? On l'a fait.

vendredi 7 juillet 2006

Gin-iro no Kami no Agito

Origine Premier film de Gonzo, célèbre studio Japonais de par ses séries nombreuses et de qualité, Gin-iro no Kami no Agito s'est vu attribué l'honneur de plusieurs patronymes.
"Agito aux cheveux d'argent", traduction littérale du titre original, suffisamment explicite quant au physique du héros.
"Origine", adaptation française plutôt que traduction. "C'est tout ce qu'il a dit ?" "oui". Bill Murray confirme.
Je lui ai pour ma part trouvé un petit diminutif sympathique et affectueux, qui je pense lui va comme un gant. Ce soir je suis allé voir "Tetsuo-superman au pays de Nausicaa de la vallée des monstro-plantes".

Posons un rapide décor, exercice aussi indispensable à votre compréhension qu'à l'organisation d'une tête encore embrumée d'informations jetées ça et là dans un cerveau tout juste en train de refroidir.
Dans un futur entre proche et lointain, l'humanité, dans sa folie habituelle, a encore payé le prix de ses expériences. Toujours dans le but d'avancer vers une vie meilleure, des scientifiques basés sur la Lune ont créés une végétation mutante, qui se révéla pensante et mouvante. Cette dernière prit le pas sur ses maîtres, détruisit leur satellite et envahit leur planète. La Forêt n'était plus l'appellation d'un lieu paisible et calme, ami des Hommes comme des animaux, mais celle d'une entité omnisciente et omnipotente, contrôlant désormais les faits et gestes des derniers survivants de la race humaine.

Origine

Dans ce monde post-apocalyptique partiellement retourné à la nature, deux villes jouxtent la Forêt. La cité de Ragna, bourgeon de civilisation technologique d'acier et de charbon, souhaitant rétablir la domination humaine sur la Terre. Entre elle et son ennemi végétal, la Cité Neutre, prônant l'harmonie avec la Forêt.
Agito est un garçon de la Cité Neutre un peu turbulent. Suite à ses pérégrinations, il réveille par hasard Toola, une jeune fille du passé. Cette dernière se révèlera posséder la clé du plan de retour à la domination de Ragna, qui fera tout pour atteindre son objectif.

Origine

D'un point de vue réalisation, Gin-iro no Kami no Agito est assez inégal. Les graphismes varient de 3D magnifique à dessin onirique en passant par ombres mal shadées au photoshop et dessins approximatifs. Les personnages aux traits simples se marient parfois mal au décors complexes et colorés. L'animation aussi suit un tel dénivelé de qualité. Les musiques pour leur part restent honorables et, petit détail amusant, je sais enfin maintenant quel nouveau Gonzo comportait la "nouvelle chanson" de Kokia que je l'avais entendue interpréter à son concert de Paris quelques mois plus tôt.

Scénaristiquement, le tableau est loin d'être positif. Si la première moitié du film s'en sort convenablement, avec une histoire un peu exagérée, frôlant la limite du "science-fictionnement plausible" (comprendre qu'il ne faut pas être trop pointilleux sur les différentes lois régissant l'Univers), la seconde moitié dépasse allègrement et sans remords toute limite connue.
Si le début ne provoquait en moi qu'une légère perplexité, le feu d'artifice d'incohérences, de contradictions et d'hallucinations logistiques qui s'en suivit m'a laissé avec un large sourire et une impression de folie passagère. Faisant fi de toute logique, le film avance inexorablement vers une fin démente où tout est bon pour en rajouter encore et toujours. Sans vouloir rentrer dans des détails pouvant gâcher la découverte du film, citons en vrac un volcan qui marche ("mais d'où vient la lave ?" "t'occupes"), l'ami d'Agito qui repère avec soulagement ce dernier apparaissant au sommet du même volcan (petit hic : le volcan en question est à plus de 5km de distance), ou encore les clichés du genre comme l'autodestruction s'activant lors de la mise hors fonction d'un dispositif crucial, car tout le monde sait que l'autodestruction est montée de série sur tout ce qu'on ne voudrait pas voir exploser.

Origine

A cela se rajoutent les références à outrance de piliers du genre de l'animation japonaise. S'il est vrai qu'une fable écologique se passe difficilement d'une nature capable de communiquer et agir, elle peut cependant tout à fait éviter les bras mutants "à la Tetsuo", les villes excessivement polluées rappelant sans détour un Midgar sans Cloud, la forêt agressive qui attaque à grand renfort de dragons noueux remplaçant des ômus restés auprès de leur princesse, ou les super-héros investis de pouvoirs divins capables d'arrêter un tank d'un coup dâ??œil acéré.
La croissance fulgurante de cellules végétales sous microscope, qui illustre l'évolution inexorable des plantes sur la Lune, laisse un arrière-goût de Jayce, sans ses conquérants de la lumière. Quant à la civilisation écrasée par l'apocalypse verte, elle cache en son sein de beaux restes technologiques, des escalators rouillés, des salles protégées, des individus endormis, des armes cachées, renforçant encore un peu plus l'esprit "Akira" du long-métrage.

Que penser de ce film ? A la sortie de la salle, les seuls événements restants en tête reflètent le chaos final et l'impression de bâclage de l'histoire. L'enfilade rythmée de scènes frappantes n'arrive pas entièrement à camoufler le manque évident de profondeur du scénario, qui se contente ici du strict minimum, et la réalisation à la qualité oscillatoire ne joue aucunement en sa faveur.
Si les quelques qualités de Gin-iro no Kami no Agito arrivent à maintenir un certain niveau d'intérêt le long de la projection, ses nombreux défauts n'inciteront pas à vouloir le revoir un jour, ni même à se le remémorer tout court.