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jeudi 28 février 2008

Question nourriture existentialiste

Miam

Qu'est-ce que la norme ? Le seigneur de La Palice me souffle que la norme, c'est ce qui arrive normalement. Si l'on plonge un peu plus loin dans l'explication, la norme, c'est l'expression de la majorité, de ce qui arrive dans la plupart des cas, suffisamment de fois pour que la population l'accepte et constate que c'est normal.

Par exemple, il est normal de voir des étudiants manger une nourriture déséquilibrée et très bon marché, alliant les deux principes fondamentaux de l'étudiant qui travaille sérieusement : il n'a ni temps ni argent. On accepte aussi comme conséquence indirecte que l'étudiant, une fois dans la vie active, reprend un régime alimentaire presque sain et plus varié.

Sauf que lors de mes années estudiantines je vivais encore chez ma mère, et mangeais ses bons petits plats. Maintenant que je vis hors du foyer familial, je suis en collocation et me nourris de ce qu'il y a dans le réfrigérateur : des plats faits pour durer, simples, pas trop chers, et qui conviennent aux goûts entrecroisés de tout le monde. Comprendre : quelques grands fils directeurs, répétés ad coursam (au fil des course à Auchan, en latin de banlieue nord).

Il aura fallu attendre que je touche un salaire pour découvrir les joies de la bouffe étudiante. On en déduira naturellement que l'alimentation des étudiants est constituée de mets de qualité. J'aime les syllogismes, ils me permettent de bien manger à peu de frais.

Au menu gastronomique du restaurant Chez Passkonvamangercesoir, des plats tous plus gouleyants les uns que les autres, jugez plutôt :

  • Médaillon de bœuf frais poêlé aux cinq épices et aromates (steak haché surgelé pas cher, avec des herbes pour cacher le goût)
  • Filet de moruette meunière en brique, sur son lit de céréales (poisson pané surgelé pas cher, qui ressemble de loin dans le brouillard à une sole meunière préparée à la tondeuse à gazon rouillée, que l'on aura posé sur une assiette de pâtes)
  • Mi-cuit d'escalope fromagère à la milanaise (Escalope cordon-bleu en pack de 8, dure à décongeler sans cramer)
  • Cassolette de haricots blanc marinés à la viande de porc (cassoulet Auchan en conserve, facile à préparer, difficile à digérer)

Accompagné d'un Château Lapompe 2008, chacun de ces plats saura ravir votre palais dans une explosion de saveurs (surtout valable pour la cassolette, l'explosion) et de parfums (même remarque) à moindre frais et temps de cuisson.

Mais, dans tout ça, où est-elle cette question existentielle dont parle le titre ?! J'y viens, j'y viens.
Ce que j'aimerais savoir, ce sont les secrets des autres lorsqu'une crise de flemmingite (je reprends des mots) vous prend, mais que vous ne voulez pas vous résigner à manger trop simplement (plat de pâtes nature, œuf au plat, etc...). Par exemple, un certain J prépare un plat à base de tomates et d'œufs, judicieusement baptisé tomates aux œufs, qui surprend par la facilité de son élaboration et l'originalité de sa texture.

Et vous, qu'avez-vous comme recette de non-Grand-Mère ? N'hésitez pas à rajouter votre grain de sel en commentaire, je promets d'essayer celles qui me plaisent :).

mercredi 27 février 2008

Conseil pour lutter contre la page blanche

Les paroles s'envolent, les octets restent

Parfois il vous prend l'envie d'écrire, et lorsque vous vous retrouvez devant le fait accompli (ici le support : une feuille ou un champ de formulaire internet par exemple) votre cerveau a subitement décidé de faire une purge de la RAM et un reset du BIOS. En d'autres termes, vous n'arrivez plus à penser à rien.
C'est le syndrome de la page blanche.

Cela se caractérise par un manque d'inspiration certain, menant parfois à un véritable trou noir de pensées sans fond et sans talent, pouvant conduire dans les cas les plus extrêmes à une perte de confiance en sa capacité à écrire, voire un dégout pour cet art de par la frustration éprouvée.

Dans ces cas là, pas de panique ! Si ça ne vient pas tout seul, il suffira bien souvent d'un petit coup de pouce extérieur. Lire des œuvres d'autres auteurs, regarder un film, une bande dessinée (française, japonaise, que sais-je, évitez juste la vogon), ou pourquoi pas tout simplement regarder par la fenêtre. Epargnez vous la télé, cela fait belle lurette qu'il n'y a plus de bonne idée dedans.

Mon stimulus le plus efficace reste la musique. Il suffit que je me colle les écouteurs pour qu'un flot d'imaginaire tourne dans ma boite crânienne, au rythme et à l'ambiance du morceau en cours. Le plus souvent malheureusement, ce sont des idées d'AMV qui me viennent, idées bien vite avortées car leur réalisation prendrait un temps et une maitrise bien éloignés de ce que j'ai à disposition. Si quelqu'un recherche l'inspiration cependant, je suis disposé à lui faire part de mes cocktails imaginaires d'anime et de musique.

Mais la musique me permet aussi d'imaginer de nouvelles histoires, des scénarios plutôt intéressants (parfois pas tant que ça...), des concepts novateurs (jusqu'à ce que je me rende compte que la moitié de la planète y a déjà pensé). De ceux là aussi j'ai une pile qui attendent patiemment d'être exploités à leur juste valeur (ce qui signifie pas parfois), ou de moisir jusqu'à l'oubli total de leur créateur, qui retombera dessus quelques années plus tard pour se demander s'il avait le bulbe nécrosé le jour où il avait trouvé ce récit attrayant.

Le seul inconvénient à cette méthode, c'est qu'elle ne permet de créer que des textes courts. Un projet plus ambitieux doit être mûrement réfléchi et travaillé si l'on ne veut pas qu'il s'effondre sur lui-même sous le poids de ses incohérences. Et c'est bien pour cela que malgré mon iPod vissé sur la tête, la nouvelle que j'ai commencé à écrire en 2003, TC pour ceux qui s'en rappellent, n'avance toujours pas...

Pour ce qui est du manque de motivation, je donnerai la solution plus tard. Quand je l'aurai trouvée.

mardi 26 février 2008

Prochain concert

Après Kokia en 2006, et ... Kokia en 2007, j'ai réservé ma prochaine place de concert annuel. Devinez pour qui ?

Non, je commence à en avoir jusque là de Kokia, cette fois il y a un événement à ne surtout pas rater, c'est ...

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Jumper

Jumper Bonjour, et bienvenue sur ce blog cinéma ... Oui je sais, ça fait beaucoup de critiques ciné d'affilée, mais que voulez-vous, en ce moment je visite pas mal ces endroits sombres qui sentent pas très bon (quel poète vous faites George).

Aujourd'hui, Jumper ! Et autant le dire tout de suite, ça va pas être joli (... désolé).
Qu'est-ce que Jumper ? C'est un film oui, mais plus précisément un film sur Diablo des X-Men, mais moins bleu, et moins pratiquant aussi. Un jour, David Rice, 15 ans, alors qu'il était sur le point de se noyer dans un fleuve gelé (pas si gelé que ça, donc), se retrouve dans la bibliothèque de son village. Dès lors, il apprend à maitriser son nouveau pouvoir de téléportation, et en profite pour faire deux-trois conneries, telles que dévaliser le coffre d'une banque. Il se rendra bientôt compte qu'il ne passe pas aussi inaperçu qu'il voudrait bien l'être.
J'arrête là mon synopsis, j'ai déjà pratiquement tout raconté...

Il se demande ce qu'il fait là. Nous aussi

Car la grande force de Jumper, c'est son scénario riche et profond. Tellement qu'il n'y a pas vraiment de début, pas vraiment de fin non plus, rien ou presque n'est expliqué, et le reste est comblé par des scènes d'action sympa, mais qui ne sont pas non plus inoubliables.
En fait, j'ai surtout eu l'impression d'avoir assisté à la projection en avant-première d'un épisode spécial d'1h30 d'une série télé d'action quelconque. Un gentil, le héros, une fille, la copine du héros, un méchant, le nemesis du héros, un pas-super-gentil-mais-pas-méchant-et-puis-il-a-des-raisons qui aide le héros, ... Tout y est convenu, et ferait une agréable série, mais au cinéma, ça ne passe pas.

Une heure de plus, des explications, du background, des réactions cohérentes (je viens d'apparaitre au beau milieu d'un hôpital et personne ne se pose de question parce que j'amène un blessé, quel esprit professionnel !), un début, une fin, et ce film aurait été un must. Malheureusement, la liste est un peu longue pour que l'on puisse décemment s'en priver et n'apprécier que le reste ...

vendredi 22 février 2008

La risposte graduée, ça donnera ça

Petit digest de cet article :

L’identification des internautes qui n’aurait pas pu avoir été faite en amont sera ainsi quasi automatisée, ou du moins libérée : plus d’intervention judiciaire ici, un simple contact avec le FAI, et ce sont toutes les données d’identification qui seront délivrées à la Haute autorité. Avec ces pièces en main, la riposte graduée pourra alors être appliquée dans toute sa force. Cette mesure s'harmonise avec la loi sur la Contrefaçon qui prévoit la possibilité pour les groupements privés de défense des intérêts des auteurs de s’autosaisir juridiquement (voir notre dossier), en laissant la justice sur le bas côté.

Devant cette commission, les internautes pourront faire valoir leurs observations et demander une audition, toutefois « la commission n'est pas tenue de satisfaire les demandes d'audition abusives, notamment par leur nombre, leur caractère répétitif ou systématique ». On conçoit que cette mesure est prise pour éviter les étranglements en cas de demandes massives venant de milliers de personnes. Mais aucune donnée quantitative ne vient définir où commence l’abus et où terminent les demandes raisonnables. Face à ce véto pour procédure abusive, l’internaute se verra sans défense devant cette commission devenue pour le coup obscure.

L’avant-projet de loi « Olivennes » a préservé le chiffre d’affaires des FAI puisque le texte prévoit que « la suspension de l'accès à Internet ne donne pas lieu à la suspension du versement de son prix au fournisseur du service ».

Voilà, no comment.
Ou plutôt si : bienvenue en république bananière.

jeudi 21 février 2008

Benjamin Gates et le Livre des Secrets

Benjamin Gates et le Livre des Secrets Le retour de la rubrique critique rapide parce que ça ne mérite pas dix pages.
Je suis donc allé voir le deuxième opus de la série de films Benjamin Gates (National Treasure en VO).

Que dire si ce n'est que ce film atteint son objectif -à savoir faire passer un moment agréable-, sans toutefois le dépasser.
Il serait même plutôt pas mal ce simili Indiana Jones, s'il n'y avait ces énormes n'importe quoi scénaristiques dont l'objectif probable est de faire réaliser au spectateur que mais oui ! Si ce monument a été construit, c'était en fait pour ... ! et donner un appui réaliste aux élucubrations ésotériques des protagonistes découvrant toujours plus de secrets cachés depuis des siècles dans des célèbres artéfacts visibles et manipulables par (plus ou moins) tous.

On retiendra aussi le patriotisme mièvre américain, en dose habituelle à prendre entre les repas, le fait que les Français sont des ploucs moches et idiots à coté des gravures de mode doctoresques US (mais presque aimables pour une fois, c'est un progrès), et le charabia sur la zone 51, l'assassinat de JFK et tous les points de la théorie du complot on nous cache tout sortis un par un dans l'ordre alphabétique.

Quelques nazis, un fouet, et on s'y croirait

A part cela, le scénario tient la route (aussi invraisemblable que soit cette constatation, après tout ce que j'en ai dit), les protagonistes sont classiques mais bien présentés, et on a le plaisir de se passer d'une fin moralisatrice à la mords-moi-l'noeud ainsi que d'un manichéisme trop poussé, ce qui n'est pas un mal.

Si vous n'avez rien d'autre à regarder, laissez-vous tenter.

mardi 12 février 2008

Cloverfield

Cloverfield

Je sors juste de la séance, et j'ai décidé de faire une critique éclair pour une fois (et avec les fonctions cérébrales cette fois).

En résumé, c'est un film de gros monstre attaquant une ville, genre dont je ne raffole pas particulièrement de par les nombreuses incohérences inhérentes au thème même (et aux probabilités que tout ça arrive, réfléchissez-y un jour, même avec le postulat de base que le monstre existe vraiment), SAUF que c'est filmé dans le même style que Blair Witch Project. Comprendre une cassette récupérée à postériori contenant des informations cruciales sur les faits advenus, distillées tout au long de la fuite du caméraman et de ses pérégrinations.

Ce qu'il faut retirer du film ? Qu'il n'y a pas de mise en scène spéciale mort de trouille, on te fait sursauter toutes les 2 minutes, et ça J'AIME, vraiment.
Deuxième point à retenir : ça balotte, ça tangue, ça virevolte, comme tout bon film amateur, et ça fout la gerbe. Veuillez vous prémunir au préalable de cachets contre le mal de mer et de petits sacs en papier, ceux là même tant appréciés de Mr Bean.

C'est donc la vision qu'auraient les victimes d'une catastrophe inattendue et irréelle, le regard des pauvres hères fuyant le danger mortel pendant que le robot géant prend des poses ridicules et balance son astero-hache.
Intéressant.

jeudi 7 février 2008

Nouvel an chinois

Aujourd'hui commence la nouvelle année chinoise. Bonne année donc.

Sachez que si vous attendez une naissance pour cette année, votre enfant sera rat de terre. Ca ne s'invente pas.

Espérons qu'il aura un minimum d'humour :).

Rat

PS : ceux qui sont nés en 1972 ne sont pas gâtés non plus ...