Les paroles s'envolent, les octets restent

Parfois il vous prend l'envie d'écrire, et lorsque vous vous retrouvez devant le fait accompli (ici le support : une feuille ou un champ de formulaire internet par exemple) votre cerveau a subitement décidé de faire une purge de la RAM et un reset du BIOS. En d'autres termes, vous n'arrivez plus à penser à rien.
C'est le syndrome de la page blanche.

Cela se caractérise par un manque d'inspiration certain, menant parfois à un véritable trou noir de pensées sans fond et sans talent, pouvant conduire dans les cas les plus extrêmes à une perte de confiance en sa capacité à écrire, voire un dégout pour cet art de par la frustration éprouvée.

Dans ces cas là, pas de panique ! Si ça ne vient pas tout seul, il suffira bien souvent d'un petit coup de pouce extérieur. Lire des œuvres d'autres auteurs, regarder un film, une bande dessinée (française, japonaise, que sais-je, évitez juste la vogon), ou pourquoi pas tout simplement regarder par la fenêtre. Epargnez vous la télé, cela fait belle lurette qu'il n'y a plus de bonne idée dedans.

Mon stimulus le plus efficace reste la musique. Il suffit que je me colle les écouteurs pour qu'un flot d'imaginaire tourne dans ma boite crânienne, au rythme et à l'ambiance du morceau en cours. Le plus souvent malheureusement, ce sont des idées d'AMV qui me viennent, idées bien vite avortées car leur réalisation prendrait un temps et une maitrise bien éloignés de ce que j'ai à disposition. Si quelqu'un recherche l'inspiration cependant, je suis disposé à lui faire part de mes cocktails imaginaires d'anime et de musique.

Mais la musique me permet aussi d'imaginer de nouvelles histoires, des scénarios plutôt intéressants (parfois pas tant que ça...), des concepts novateurs (jusqu'à ce que je me rende compte que la moitié de la planète y a déjà pensé). De ceux là aussi j'ai une pile qui attendent patiemment d'être exploités à leur juste valeur (ce qui signifie pas parfois), ou de moisir jusqu'à l'oubli total de leur créateur, qui retombera dessus quelques années plus tard pour se demander s'il avait le bulbe nécrosé le jour où il avait trouvé ce récit attrayant.

Le seul inconvénient à cette méthode, c'est qu'elle ne permet de créer que des textes courts. Un projet plus ambitieux doit être mûrement réfléchi et travaillé si l'on ne veut pas qu'il s'effondre sur lui-même sous le poids de ses incohérences. Et c'est bien pour cela que malgré mon iPod vissé sur la tête, la nouvelle que j'ai commencé à écrire en 2003, TC pour ceux qui s'en rappellent, n'avance toujours pas...

Pour ce qui est du manque de motivation, je donnerai la solution plus tard. Quand je l'aurai trouvée.