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vendredi 21 mars 2008

Ilium

Ilium

Voilà, je viens de finir Ilium, le dernier (avant-dernier en fait) roman de l'écrivain Dan Simmons, auteur entre autre des sagas Hypérion et Endymion, ainsi que l'Echiquier du Mal, pour ne parler que des plus connus.

Ce qu'en dit l'éditeur, c'est ça :

Imaginez que les dieux de l'Olympe vivent sur Mars. Ils se déplacent librement dans le temps et l'espace grâce à leurs pouvoirs quantiques. Leur plus grand plaisir, c'est la guerre de Troie qui se joue sous leurs yeux. Pour y mettre un peu plus de piment, ils envoient des érudits terriens modifier les évènements à leur gré, en gardant toutefois le récit d'Homère comme référence. Mais en orbite autour de Mars, de petits observateurs surveillent les jeux divins.

Comme on peut déjà se l'imaginer en lisant le synopsis, ce livre est un énorme melting-pot mélangeant allègrement pas mal d'idées du roman de fiction : dieux de l'Olympe, guerre de Troie remaniée, évolution de l'humanité, robots, voyage spatial, physique quantique, etc... Tout ça dans un joyeux boxon comme Simmons sait si bien les faire, boxon qui s'éclaircit au fur et à mesure que l'on reçoit les informations permettant de relier tout ce joyeux petit monde à une base commune plus ou moins cohérente.

Seulement voilà, c'était trop beau, la fin m'a déçu. Tellement d'ailleurs que, pour ne pas rester frustré tout seul dans mon coin, je vais en faire part à tous !

Je vous présente donc, en exclusivité mondiale jamais vue sur ce blog auparavant, la fin d'Ilium !

[ATTENTION SPOILER]

Retrouvez Olympos, la suite d'Ilium, en Septembre 2008

[/ATTENTION SPOILER]

Ah oui mais là non quoi, on n'a eu le droit à presque aucune réponse pour l'instant et la suite ne sera pas éditée avant 6 mois ...
Je pourrais prendre l'édition brochée d'Olympos déjà sortie depuis quelques temps, mais je ne supporte pas ce format, intransportable, cher et fragile. Je vais donc devoir ronger mon frein en reprenant les Aventuriers de la Mer où je m'étais arrêté, livre qui en tant que spin-off de l'Assassin Royal promettait pas mal de choses, et qui se révèle au final bien fade.

Bouhouhouu....

vendredi 14 mars 2008

Renamer Plus

Tant qu'on est dans la fouille archéologique, autant y aller à fond.

Renamer Plus

Il y a très longtemps, dans une année lointaine, très lointaine (8 ans maintenant), vivait un jeune étudiant qui avait à l'époque droit à des vacances. Parti avec l'intention de perdre tout ce temps libre en loisirs divers et variés, la plupart faisant rentrer en jeu un ordinateur, il s'aperçut qu'il avait sur son disque pas mal d'images qu'il aurait aimé renommer. Il y en avait tellement que le pauvre hère ne se voyait pas faire un travail manuel aussi pénible et répétitif. Fort de ses connaissances en informatique, et de ses dons en recherche sur Internet, il trouva plusieurs logiciels répondant à ses critères, mais pas à ses attentes.

Déçu par l'offre disponible niveau renommage de masse, il décida de créer lui-même l'objet de sa convoitise. Il façonna alors un tout petit programme, sans nom, qui n'était pas spécialement beau, et était codé en ... Delphi ! Faute de goût certaine, mais il venait d'assimiler le langage, et tardait de l'utiliser pour quelque chose d'utile. De plus, ce petit bout de code étant censé être utilisé qu'en local et pour une personne unique, il n'y avait pas lieu de le rendre désirable.

C'est là qu'il fit l'erreur. Il diffusa ce logiciel à quelques amis, désireux de tester les fonctionnalités implémentées. Ces amis, un en particulier, commencèrent à devenir exigeants : il nous faut une interface jolie, il manque ci, il manque ça, as-tu pensé à rajouter les mp3, etc...
Nombreuses furent les suggestions, et l'étudiant féru d'informatique y trouva matière à faire grandir son poussin. De fil en aiguille, le programme en devint véritablement un, possédant désormais une IHM pratique, des options à la pelle, des outils toujours plus nombreux, et même un nom : Renamer Plus.

Arriva un point où le logiciel était pleinement fonctionnel. Testé contre les abrut les utilisateurs les plus zélés, il pouvait être diffusé à plus grande échelle. Et diffusé il fut.
Soumis à la houle des utilisateurs mécontents qu'un logiciel de renommage soit inexplicablement incapable de faire le café ou les pizzas aux anchois, notre compère continua à adapter sa création en fonction des désirs du plus grand nombre.

Interface de Renamer Plus

Jusqu'au jour où il n'eut plus de temps. Travaillant d'arrache-pied pour réussir ses études, son logiciel commença à stagner, à prendre du retard sur les avancées du seul format qu'il traitait de manière particulière, et finalement la motivation de reprendre se fit de plus en plus ténue, jusqu'à s'éteindre complètement.

C'est aujourd'hui un logiciel qui n'évoluera plus. Cependant, il reste fonctionnel, et plutôt léger (voire très léger). Il est disponible sur telecharger.com, le Journal du Net, et d'autres sites de téléchargement, et est bien évidemment présent sur sa page officielle.

C'est à ce jour le seul logiciel que je connaisse qui soit à la fois utile et ... codé en Delphi :).

mercredi 5 mars 2008

Dépoussiérage de vieux écrits

TC

Encore récemment je parlais de problème de pages blanches, de lutte contre ce fléau, et du corolaire inhérent au texte plus long, qui ne peut pas s'écrire départ arrêté, sous peine de trébuchage à la première haie.

Tout cela, et surtout la conclusion, m'a rappelé à mon bon souvenir cette nouvelle que je voulais absolument continuer, et que j'appelle encore maintenant de son nom de projet : TC.

En fait, l'acronyme TC (car c'est un acronyme) signifie pas mal de choses, et notamment la solution à l'énigme posée en filigrane dans la nouvelle, qui a plus qu'un petit coté policier. L'histoire a commencé sous forme de posts sur un blog annexe à celui-ci, blog impitoyablement effacé de la main de l'administrateur du serveur, dont la main a malencontreusement rippé sur la suite de lettres rm -rf * dans mon dossier utilisateur.

Je n'ai pas encore trouvé le temps ni la motivation de continuer l'œuvre en elle-même, cependant j'ai débusqué le début de celle-ci, dans un recoin d'un de mes disques durs.
Le titre est un peu mensonger, car s'il y a bien un avantage décisif dans les documents numériques, c'est que la poussière les laisse plutôt tranquille. Et ceux qui ont de la poussière sur les plateaux de leurs disques sauront qu'il est souvent trop tard pour sauver quoi que ce soit à ce stade endémique de la crasse.
Et si je n'avais pas encore divagué dans une de mes parenthèses interminables, j'aurais déjà pu annoncer que ce morceau de quelques pages écrit il y a moult temps, je le mets à votre disposition comme une avant-première de ce qui sera certainement un renouveau, et une reprise de l'histoire passionnante de Synk Dyson.

C'est en PDF, c'est passé par Google Docs avant et donc dans un format plutôt particulier mais tout de même lisible, et ça se trouve à cette adresse :

TC - Introduction

Tout commentaire sera le bienvenu, tant qu'il sera constructif :).
Enjoy (or so I hope).

lundi 3 mars 2008

La chute

Estourbi et désorienté, il en est au stade où seul un grand effort de concentration lui permet de d'appréhender le fait qu'il est passé bien près du grand plongeon, comme bien des congénères avant lui. De l'autre coté, des étrangers rigolent de ses mésaventures. Plus que rigoler, ils se moquent. Il ne peut comprendre leur dialecte, mais le langage du corps trahit toujours des signes qui ne peuvent mentir.

La honte pourrait lui étreindre l'esprit, lui fausser le jugement, et l'entrainer vers le faux pas qui serait alors fatal. Mais il ne s'en soucie guère. A dire vrai, il agit comme si ce genre de sentiment lui était inconnu.
Remis de ses émotions, et convalescent de ses commotions, il reprend son activité comme s'il ne l'avait jamais interrompue, de tout son naturel, de tout son atavisme. Il y est d'ailleurs contraint, car là où il se trouve le repos est synonyme de mort.

Bien loin de ces préoccupations fondamentales de survie, les allochtones railleurs continuent de s'esbaudir, se rappelant la situation dont ils ont été témoins, hermétiques aux difficultés qu'aura pu provoquer l'accident sur sa principale victime.
Ils causent, ils causent, et s'esclaffent. Quand un nouvel arrivant se présente, les rumeurs partent de plus belle. Si notre ami était encore à portée d'écoute, et pouvait par miracle les comprendre, il entendrait alors :

- Eh Robert, t'as raté ça ! Y'a un pigeon qui vient de se prendre la vitre en pleine face. Sont complètement débiles ces piafs, c'est pas croyable à ce point là !

Ange à la robe acier, mon ami le pigeon,
Y'a pas à sourciller, t'es vraiment vraiment con.