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lundi 27 avril 2009

[Japon] Les yakuza

Je vous arrête tout de suite, je ne suis pas parti au Japon en tant que grand reporter infiltrant ce milieu dangereux qu'est la mafia japonaise. Cependant, il est des endroits où l'on ne peut pas douter de qui fait la loi et dicte les règles, et ces endroits se trouvent parfois en plein cœur de Tokyo.
Outre le célèbre Shinjuku, réputé comme étant le quartier chaud de la capitale, là où Ryô Saeba a établit ses quartiers pour nettoyer la ville de ses racailles (à Paris il serait dans le 18ème), il existe apparemment un coin de Ikebukuro qui n'a pas trop à lui envier.

Petite remise en place des évenements : vers la fin de notre séjour, les quelques derniers jours avant notre retour dans le pays des râleurs, nous étions dans un ryokan (auberge à la mode jap, en très gros) situé à Ikebukuro, dans une rue un peu paumée. Ikebukuro a cela d'intéressant qu'il y a quelques boutiques sympatoches à visiter, ainsi que pas mal de commerces, et la JR Line à portée de main.

Seulement, l'architecture japonaise des grandes villes étant ce qu'elle est (moche et bordélique), il nous est arrivé de prendre des chemins détournés pour arriver jusqu'au ryokan, en rentrant d'un resto ou d'une visite de la ville. Et quelle ne fut pas notre surprise quand, tournant au deuxième et non pas troisième croisement, comme nous aurions dû, nous sommes tombé dans une rue que nous pourrions qualifier de ... particulière. Hôtels pour se reposer pendant deux heures, néons flashys, filles court vêtues (encore plus que les autres, c'est dire), et messieurs en costard à l'air patibulaire mais presque.

Cela nous aura d'ailleurs donné l'occasion d'assister à une scène qu'on aurait cru tirée d'un mauvais manga de bad boy jap : alors que nous allions acheter notre dose de Gun Gun Gurt (j'en reparlerai) et notre melon pan quotidien, nous avons remarqué dans la queue du convini (convinience store, supérette 24/7, je veux ça en France >_<) un jeune en costard, la vingtaine, les cheveux orange, la chemise ouverte, les chaines et boucles d'oreille installées de série. Il achète une bouteille de thé vert (sorte d'ice tea), sort, tourne dans la ruelle sombre, et disparait. A notre sortie, nous l'apercevons un peu plus loin, plié en deux dans une magnifique courbette, tendant la bouteille à un homme lui aussi en costard, l'air plus vieux et autoritaire. La scène du larbin qui est allé faire les courses pour son boss, je ne pensais pas voir ça en direct un jour.

Mais revenons-en à nos moutons : la fameuse rue sombre, éclairée au néon de mauvais goût.
Dans cette rue il y avait des filles sexys, des mecs pas commodes, des hôtels à payer à l'heure, et un club. Quoi de plus naturel, un club ici, ça se fond totalement dans le paysage, et on y imagine déjà une bande de yakuza jouant au billard, tandis que le boss compte les billets, une fille dans chaque bras.
Mais il y a club, et club, un peu comme le bon et le mauvais chasseur. Le club de cette rue, c'est un club en mode couillu, un de ceux qui n'hésitent pas à s'afficher, par des références ostentatoires. Et quoi de mieux, dans cette démesure, que d'appeler ce club le :

La photo est un peu floue, et de jour, mais je vous y vois vous, à prendre des photos dans une rue pareille au milieu de tout ce beau monde la nuit.
En tout cas, nous, on était bien morts de rire. Ce qui ne nous a pas empêché de presser le pas quand on s'est aperçu que ce n'était pas la ruelle tranquille de notre ryokan ...

jeudi 23 avril 2009

[Japon] O RLY ?

Petite photo de mauvaise qualité prise au zoo de Ueno :

Plusieurs autres lolAnimaux, notamment un navigateur internet, disponibles dans l'album Zoo de Ueno sur Picasa.
Admirez le combat de catch de Grizzliman contre Great Bear, ça vaut le coup.

Et pour la petite anecdote, sachez que le zoo de Ueno est reconnu pour son grand panda, le vrai gros nounours très rare qu'on ne peut pas admirer partout, et nous étions tout content de pouvoir en observer un en vrai. C'est rapé, il est mort d'une crise cardiaque quelques mois avant notre venue ...
I went to Ueno to see the giant panda, and all I got is this lousy panel.

lundi 20 avril 2009

[Japon] Pourquoi les claviers japonais font pester les occidentaux

Premier indice, en image, en direct différé de l'office du tourisme de Kyoto :

Et un deuxième indice :

Ainsi, au Japon, lorsqu'on ne fait pas attention, on écrit un mot en Français, puis une suite de ... signes sans queue ni tête, qui peuvent se transformer en kanji si on a la bonne séquence, ou en klingon si on a la mauvaise. Car les touches qui prennent le pas sur la touche espace, ce sont celles utilisées pour switcher entre alphabet latin et kanji/kana.

Le premier rapport avec un clavier japonais suit donc généralement un schéma classique : une bonne grosse crise à chaque espace tapé, qui sera suivi irrémédiablement de plusieurs effacements de caractères et du changement de mode d'écriture, rincez et répéter jusqu'à ce qu'on soit habitué.

Et si vous avez passé toutes ces étapes avec succès, il restera, pour les Français, le passage d'azerty à qwerty.
Là bas, plus que jamais, n'oubliez pas de vous relire :).

mercredi 8 avril 2009

[Japon] Le Japon et le Français, deuxième

La Tour de Tokyo

Je l'avais promis il y a quelques posts, et nous sommes bien "quelques" semaines plus tard, voici donc la suite des posts sur mon voyage au Japon.

Aujourd'hui, plutôt que de démarrer sur les chapeaux de roue par une description par le menu du voyage dans un ordre chronologico-inintéressant, chose dont je n'ai de toute façon pas le temps, j'ai choisi d'aborder un sujet aléatoire dans la liste de ceux que j'ai notés comme suffisamment intéressants pour justifier d'un post à part entière.

Aujourd'hui donc, et pour faire redondance avec un autre précédent post, j'ai voulu montrer à quel point les Japonais sont attachés à notre si beau langage. Etat de fait plutôt flatteur s'il en est, si ce n'était cette tendance de nos chers amis du bout du monde à ne garder du Français que ses sonorités, et son aspect snob-chic-trop-hype, image qui semble lui coller dans les pays étrangers qui n'ont jamais eu l'occasion de lire un skyblog ou de visionner un clip de Diams.

Les Japonais donc, car ce sont d'eux que l'on parle, les Japonais ont une langue considérée comme particulièrement complexe. Plusieurs niveaux de politesse, des idéogrammes à 72 traits qui font se tordre de douleur des milliers de poignets chaque année, et une fierté nationale toute particulière pour ce langage oriental. Et c'est donc naturellement que, petits occidentaux que nous sommes, nous appliquons le célèbre adage de qui peut le plus peut le moins, et en déduisons que les Japonais doivent certainement être forts en langue. Grave erreur.

A part la leur, pour les langues, les Japonais sont des quiches. Trouver un passant à Tokyo parlant un anglais correct est un exploit, et lire les titres et autres affiches désirant tirer partie de l'image top cool des langues occidentales mentionnée plus haut est une véritable torture pour qui porte un minimum de respect à sa langue natale.
J'ai souvent entendu dire que les Japonais parlaient tous au moins l'anglais, et qu'il n'y avait pas besoin de connaitre ne serait-ce qu'un mot de leur langue pour se faire comprendre. C'est non seulement entièrement faux, mais de plus assez dangereux, si vous comptez entièrement sur votre anglais pour faire un voyage en touriste. Une fois paumé au milieu de nulle part, vous vous trouverez bien malin pour demander votre chemin si vous ne savez même pas comment se disent oui, non, gauche ou droite.

Mais revenons au sujet de ce post. Nous savons déjà que les Japonais aiment les langues occidentales. Mais nous savons aussi qu'ils les aiment de la même manière qu'on aime se tatouer les kanji de virilité et honneur, kanji qui signifient en fait ma mère est un chameau et je ne sais pas lire le japonais.
Dans ce contexte, on comprendra bien que tant qu'une suite de mots semble avoir la classe, ce n'est pas son incohérence syntaxique ou sa grammaire de triple-dyslexique analphabète qui empêcheront les publicitaires d'en orner une photo de donzelle savourant un yaourt et d'en tirer fièrement des affiches 40 par 30 sur des façades d'immeubles.

Et les exemples sont nombreux. Tellement nombreux, qu'on en fait des sites entiers. Tellement populaires même, qu'ils nous parviennent jusqu'en France, par l'intermédiaire de groupes de musique par exemple, tels que Girugamesh ou Rentrer En Soi. Ou encore d'animes, comme le célèbre Portrait de Petit Cossette, inspiré d'un personnage des Missérables.

Et bien sûr, c'est gros comme une maison, vous le voyez arriver depuis le début, j'ai moi-même quelques petites photos croustillantes à vous faire partager. Les images que j'ai selectionnées sont deux magasins, tous deux dans la même galerie marchande, qui s'avère être l'immeuble Sunshine City à Ikebukuro.



Avouez que ça donne envie d'y aller, non ? Ah, bon.

Allez, à la prochaine, et n'oubliez pas : 1000 cher tous des marchandises dans la boutique !

lundi 6 avril 2009

Vote de l'Hadopi

C'est parce qu'ils n'ont pas trouvé de garage ...

Par Geoffrey Dorne

Et pour ceux qui ne verraient pas la référence, voici quelques liens qui expliquent la chose.

Hadopi a été votée, et sera ratifiée le 9. Ca laisse un peu de temps pour s'acheter des bottes neuves et travailler son accent germanique.

vendredi 3 avril 2009

Dragonball Evolution

"Ahh, c'est quoi ce film !!!" pense Justin Chatwin On penserait de prime abord que faire une critique sur le récent film de Dragonball est facile, tant les avis sont unanimes. On s'y met donc de bon coeur, la tête prête à générer des jeux de mot caustiques et fort à propos, la plume virtuelle remplie de fiel et de virulence face à ce viol collectif des souvenirs de notre enfance par une bande de pseudo-créatifs même pas capables d'atteindre le niveau d'un Uwe Boll moyen.
On se motive donc, on se remémore ces instants inoubliables qui nous ont tant fait rire ou pleurer deux jours auparavant, et là, c'est le drame. Rien.

Je m'appelle Spik.. Ah, Piccolo ? Rahh, chuis vert ! Ah ben même pas :(

J'ai eu beau me triturer la tête dans tous les sens, chercher à extraire le fil directeur de ces 1h20 d'images passées à la suite avec du son par dessus, je ne me suis souvenu de rien de consistant.
Et c'est là que je me suis réellement souvenu : il n'y a en effet RIEN de consistant. Ouf, mes neurones vont bien, ce sont juste les effets du choc post-traumatique.

Le principal intérêt de la sortie de ce film était qu'elle tombait le 1er Avril. Nous nous sommes donc fait un bon gros poisson en allant le découvrir le jour même, et attendons maintenant le vrai film. Ah, on me souffle dans l'oreillette qu'il n'y a pas de vrai film, ou plutôt qu'il n'y en a jamais eu de faux. Mince, la fausse bande-annonce du film de Zelda de l'année dernière était mieux réalisée ...

T'as vu ? J'ai les boules qui brillent

Petit synopsis, on ne sait jamais, ça pourrait en intéresser certains : Il y a 2000 ans, Piccolo, un méchant très très méchant et puissant, aidé de son acolyte Oozaru, a attaqué la Terre, allant presque jusqu'à annihiler l'humanité. C'est alors que 7 grands sages utilisèrent leurs pouvoirs afin d'enfermer ce démon dans une jarre. Deux mille ans plus tard, maintenant donc pour ceux qui suivent, Piccolo revient, et il n'est pas content.
Son Goku, jeune lycéen maltraité par les grosses brutes de son établissement, cherche à draguer ChiChi, une étudiante canon. Alors qu'il rentre chez lui, il découvre son grand-père mourant, agressé par le vil Piccolo. Il apprendra alors que lui seul possède les pouvoirs nécessaires pour affronter Piccolo, et partira en quête des dragonballs.

Mine de rien, j'ai déjà spoilé la moitié du film. Sans déconner. Dans la suite, on découvrira Bulma, Yamcha (un asiatique blond décoloré avec un gros 4x4, qui ne sait pas se battre, ouch les souvenirs), Roshi (Tortue Géniale, aka Chow Yun Fat, mais que faisait-il paumé dans ce flim ?), et c'est tout en fait. Pas de Krilin, Oolon, ni aucun autre personnage secondaire. Vu la gueule de ceux déjà présents, ce n'est peut-être pas un mal.

Robocop ? Batman ? Non ! C'est Piccolo ! Oui, encore lui, on ne s'en lasse pas.

La question qui brûle véritablement les lèvres des anciens fans nouvellement tétanisés à la vue des bandes-annonce diffusées sur internet et au cinéma, cette question c'est : qu'est-ce que ça peut bien donner un film sur Dragonball réalisé par des Américains ?
Eh bien, ce film est une sorte de mélange incongru entre un très mauvais film de kung-fu, un très mauvais film de drague lycéenne, et un exécrable film de science-fiction. Un Highschool-Karate-kid of the Future 3, Revenge of the Greenless Namek, en quelque sorte.
Les amateurs de nanar pourront y découvrir avec joie des cascades avec cable de toute beauté, des répliques cultes, et des effets spéciaux fabuleux. Les gens normaux, eux, verront avec horreur leurs yeux fondre, leurs oreilles imploser, et s'ils avaient par malheur quelques souvenirs de la série originale, leur cerveau se liquéfier et couler par la bouche à chaque nom connu cité et associé par là-même à un instant nostalgique n'ayant rien à voir avec les images proposées, entrainant par conséquent une division mentale par zéro.

Tu peux me dire ce que je fous dans ce flim Bob ?

Mention spéciale au Kamé Hamé Ha (bien respecter les espaces), qui n'aura jamais été aussi utile : allumer les bougies, les souffler, réveiller les morts et donner des coups de boules, mieux que les couteaux Ghinzu et un assortiment Slap Chop réunis, il sait tout faire. Sauf des dégats en fait, mais on ne peut pas tout avoir non plus, c'est la vie.

Disons-le franchement, si vous n'avez pas eu l'occasion d'y aller le jour de sa sortie et de vous marrer ensemble au milieu d'une salle à l'état d'esprit proche d'une diffusion du Rocky Horror Picture Show, n'allez jamais le voir.
Et si vous allez le voir quand-même, bande de petits curieux morbides, restez jusqu'à la fin du générique. Vous pourrez y apprécier les quelques instants annonçant ... la suite ! N'est-il pas trognon dans sa petite couette ? Guili guili !