
Priest : Priest, c'est tout d'abord une affiche qui fait penser à Assassin's Creed dans le futur. Dans la pratique, le héros ressemble plus à un skinhead néo-nazi avec une serviette décrépie sur le crâne ... Mais parlons du film. Et comme ce n'est pas grave de spoiler un nanar, allons-y de bon cœur !
Encore une production avec des vampires, sauf que cette fois les vampires sont idiots, sont pondus par une reine, et ressemblent plus à des aliens à dents pointues qu'à des beau-gosses en tenue victorienne. Soit.
Les vampires luttaient depuis la nuit des temps contre les humains. La première guerre mondiale : humains contre vampires. La seconde guerre mondiale, idem, avec des armes plus puissantes. Mais les vampires étaient trop forts, et rien ne pouvait les arrêter.
Pour les combattre, l'Eglise décida d'entrainer des prêtres au combat au corps à corps, et ces derniers exterminèrent les vampires. Oui, comme ça. On envoie des millions d'humains avec des mitraillettes, ils ne peuvent rien faire. On envoie 3 pécores en robe de bure avec des couteaux, et c'est le génocide. Ou presque. Car les humains, dans leur grande mansuétude, ont décidé de garder quelques réserves de vampires, façon peau-rouge, pour aller les voir le week-end avec des appareils photo. Garder des spécimens de créatures maléfiques qui pondent des petits comme des lapins, je ne crois pas que ce soit une bonne idée, mais soit.
Or, bien sûr, les vampires reviennent. Coincés dans leur ville fortifiée à l'abri des vampires (mais il n'y en avait plus, non ?), le clergé qui dirige la ville décide d'ignorer les rumeurs, et n'envoie personne. Un ancien prêtre guerrier, dont la nièce a été kidnappée par les vampires, décide de quitter la ville et de la récupérer par ses propres moyens. Il sera aidé dans sa tâche par le shérif de la bourgade du coin, qui s'avère être le petit ami de sa nièce, et par une ancienne prêtre (oui oui, une prêtre), amie de longue date venue lui prêter main forte.
A partir de là, il ne s'agit plus que de scénario déplorable, de jeu d'acteur abyssal, et de scènes de combat tellement grotesques qu'elles en deviennent comiques. Tous les éléments du nanar sont donc réunis, il n'y a plus qu'à déguster.
A vous les je m'appuie sur des cailloux qu'on vient de jeter en l'air
, les croix-shuriken, les plans foireux et les révélations que tout le monde aura deviné depuis le début du film. La mort du grand méchant est particulièrement délectable, et n'en serait pas plus ridicule s'il périssait écrasé par un chameau de passage.
Amateurs de nanars, faites-vous plaisir. Cinéphiles, et gens normaux, fuyez !