Back in Business

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

mardi 31 mai 2011

Critique Express : Very Bad Trip 2

Same player shoot again

Very Bad Trip 2 : La force de Very Bad Trip, c'était l'effet de surprise, son originalité, le coté exagéré, et le trash de certaines scènes. Very Bad Trip 2 reprend les mêmes éléments. Tous. Dans l'ordre.

Déjà pour la surprise, c'est un peu rapé. Ajoutons à cela que le scénario est une véritable copie carbone du premier et au revoir l'originalité. Les deux autres points sont au rendez-vous, et on rigolera pendant certaines scènes, mais la sensation de redite est tout de même très forte, et la narration n'est pas vraiment du même gabarit qu'avant.

On ne s'ennuie pas au final, mais comme bien souvent on n'en ressortira rien de marquant.

jeudi 26 mai 2011

Critique Express : Pirates des Caraïbes : la Fontaine de Jouvence

Je retourne lire un One Piece moi ...

Pirates des Caraïbes : la Fontaine de Jouvence : Se trainant tout ce qu'on pourrait reprocher aux deux précédentes œuvres, ce quatrième numéro des aventures de Jacques Moineau est une suite de scènes d'action, de combat et de cabrioles sans interruption, laissant parfois transpirer quelques gouttes d'un scénario non dénué d'intérêt, mais proprement englouti par le spectacle de cirque en premier plan.

Il suffirait pourtant de quelques pauses, deux ou trois transitions bien senties et un zeste de scènes inutiles passées à l'as, pour donner un bouillon bien plus digeste, et une meilleure valorisation des personnages. Peut-être tout ce tapage sert-il à empêcher le spectateur de s'attarder sur les différentes absences des scénaristes, ou peut-être que le lobby des cascadeurs hyperactifs a enfin trouvé une cible de choix, qui sait ...

En fait, le véritable handicap de ces trois derniers Pirates, c'est qu'ils prennent la suite d'un film exceptionnel.

Critique Express : Minuit à Paris

Rhinocéros !

Minuit à Paris : On ne sait jamais à quoi s'attendre avec un film de Woody Allen. Une histoire sur Paris, avec Carla Bruni ? Ça augure cliché et séquence faisons plaisir à Madame la Première Dame.

Premier point positif : on ne voit cette dernière que 2 ou 3 fois, et pas très longtemps. Deuxième point positif : Paris est plutôt bien vue, et même si un peu idéalisée, ce n'est pas la ville post-médiévale remplie de neuneus à béret qu'on nous sert régulièrement.

L'histoire s'axe principalement sur le Paris des années 20, et sa ribambelle d'artistes de l'époque, tous rassemblés au même endroit pour l'occasion. Cela donne un petit coté intello à l'ensemble, chose que j'apprécie mais qui ne plaira peut-être pas à tout le monde. Enfin, il faut tout de même s'y attendre quand on va voir un film de Woody Allen.

Le tout est enrobé d'un humour léger et omniprésent, que ce soit de situation ou de bons mots, jetés de ci de là par un Hemmingway ou un Dalí croisés au détour d'une rue ou d'un bar. L'ambiance surréelle, décalée, et les situations drolatiques en toutes circonstances font de ce film un moment magique en dehors du temps, qui saura ravir celui qui aime de temps en temps un peu de finesse dans ce monde en rut.

mercredi 18 mai 2011

Critique Express : Priest

Oh my god

Priest : Priest, c'est tout d'abord une affiche qui fait penser à Assassin's Creed dans le futur. Dans la pratique, le héros ressemble plus à un skinhead néo-nazi avec une serviette décrépie sur le crâne ... Mais parlons du film. Et comme ce n'est pas grave de spoiler un nanar, allons-y de bon cœur !

Encore une production avec des vampires, sauf que cette fois les vampires sont idiots, sont pondus par une reine, et ressemblent plus à des aliens à dents pointues qu'à des beau-gosses en tenue victorienne. Soit.
Les vampires luttaient depuis la nuit des temps contre les humains. La première guerre mondiale : humains contre vampires. La seconde guerre mondiale, idem, avec des armes plus puissantes. Mais les vampires étaient trop forts, et rien ne pouvait les arrêter.

Pour les combattre, l'Eglise décida d'entrainer des prêtres au combat au corps à corps, et ces derniers exterminèrent les vampires. Oui, comme ça. On envoie des millions d'humains avec des mitraillettes, ils ne peuvent rien faire. On envoie 3 pécores en robe de bure avec des couteaux, et c'est le génocide. Ou presque. Car les humains, dans leur grande mansuétude, ont décidé de garder quelques réserves de vampires, façon peau-rouge, pour aller les voir le week-end avec des appareils photo. Garder des spécimens de créatures maléfiques qui pondent des petits comme des lapins, je ne crois pas que ce soit une bonne idée, mais soit.

Or, bien sûr, les vampires reviennent. Coincés dans leur ville fortifiée à l'abri des vampires (mais il n'y en avait plus, non ?), le clergé qui dirige la ville décide d'ignorer les rumeurs, et n'envoie personne. Un ancien prêtre guerrier, dont la nièce a été kidnappée par les vampires, décide de quitter la ville et de la récupérer par ses propres moyens. Il sera aidé dans sa tâche par le shérif de la bourgade du coin, qui s'avère être le petit ami de sa nièce, et par une ancienne prêtre (oui oui, une prêtre), amie de longue date venue lui prêter main forte.

A partir de là, il ne s'agit plus que de scénario déplorable, de jeu d'acteur abyssal, et de scènes de combat tellement grotesques qu'elles en deviennent comiques. Tous les éléments du nanar sont donc réunis, il n'y a plus qu'à déguster.
A vous les je m'appuie sur des cailloux qu'on vient de jeter en l'air, les croix-shuriken, les plans foireux et les révélations que tout le monde aura deviné depuis le début du film. La mort du grand méchant est particulièrement délectable, et n'en serait pas plus ridicule s'il périssait écrasé par un chameau de passage.

Amateurs de nanars, faites-vous plaisir. Cinéphiles, et gens normaux, fuyez !

Critique Express : Thor

et son fidèle marteau Mia Mia

Thor : Les films de super-héros sont légion ces dernières années, et si on a droit à certaines pépites, la plupart ne sont pas franchement brillants.

Malheureusement pour lui, Thor appartient à la deuxième catégorie, sous-catégorie mouais, bof. Pas forcément un ratage, il ne possède pas non plus de caractéristique marquante, et tout point positif a son pendant négatif. Ainsi, le scénario pourrait être intéressant, mais est trop vite expédié, et semé d'incohérences. Les combats ne sont pour une fois pas filmé à la caméra épileptique, mais sont mal chorégraphiés, voire juste chiants (notamment celui contre le Destructeur). Il y a bien un peu d'humour, mais en trop petite quantité.

Ce qu'on retiendra surtout, c'est qu'un dieu bourrin, borné et macho peut devenir un esthète cultivé et poli juste parce qu'on le gronde dans une cafétéria. Odin aurait dû essayer plus tôt ...

Critique Express : Source Code

Même pas un film sur l'informatique, scandale

Source Code : Que se passe-t-il quand on tente de mélanger Un Jour Sans Fin, Code Quantum et Passé Virtuel ? Réponse : un très bon film.

Reposant sur une idée osée, car très limite au niveau crédibilité -on envoie quelqu'un dans la mémoire de la victime d'un attentat, façon retour dans le passé à la Code Quantum, afin qu'il trouve des indices sur son auteur-, la soupe d'incohérences qu'aurait pu donner Source Code se révèle en fait un ensemble plutôt harmonieux, qui tient en haleine autant qu'il fait réfléchir.

Le héros, comme le spectateur, se retrouve propulsé dans l'action sans explication ou presque, et rassemble petit à petit les éléments qui lui permettront de comprendre son étrange situation. Ce mélange d'action pure et de questionnement constant fait mouche, et le film se termine sans qu'on ait pu voir le temps passer.

A découvrir, absolument.

Critique Express : Philibert

Vous reprendrez bien un peu de groin ?

Philibert : Un ami m'a décrit Philibert comme un épisode d'1h30 de Thierry la France. Je dois le dire, c'est assez vrai. Avec des morceaux de Kaamelott dedans.

Film au kitsch complètement assumé et qui ne descend jamais sous le 3ème degré, Philibert ne paye pas de mine au premier abord, mais parvient à instiller une ambiance fofolle tout au long de l'aventure, et il faudra être sacrément dépourvu d'humour pour ne pas succomber à son charme.