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mercredi 18 mai 2011

Critique Express : Priest

Oh my god

Priest : Priest, c'est tout d'abord une affiche qui fait penser à Assassin's Creed dans le futur. Dans la pratique, le héros ressemble plus à un skinhead néo-nazi avec une serviette décrépie sur le crâne ... Mais parlons du film. Et comme ce n'est pas grave de spoiler un nanar, allons-y de bon cœur !

Encore une production avec des vampires, sauf que cette fois les vampires sont idiots, sont pondus par une reine, et ressemblent plus à des aliens à dents pointues qu'à des beau-gosses en tenue victorienne. Soit.
Les vampires luttaient depuis la nuit des temps contre les humains. La première guerre mondiale : humains contre vampires. La seconde guerre mondiale, idem, avec des armes plus puissantes. Mais les vampires étaient trop forts, et rien ne pouvait les arrêter.

Pour les combattre, l'Eglise décida d'entrainer des prêtres au combat au corps à corps, et ces derniers exterminèrent les vampires. Oui, comme ça. On envoie des millions d'humains avec des mitraillettes, ils ne peuvent rien faire. On envoie 3 pécores en robe de bure avec des couteaux, et c'est le génocide. Ou presque. Car les humains, dans leur grande mansuétude, ont décidé de garder quelques réserves de vampires, façon peau-rouge, pour aller les voir le week-end avec des appareils photo. Garder des spécimens de créatures maléfiques qui pondent des petits comme des lapins, je ne crois pas que ce soit une bonne idée, mais soit.

Or, bien sûr, les vampires reviennent. Coincés dans leur ville fortifiée à l'abri des vampires (mais il n'y en avait plus, non ?), le clergé qui dirige la ville décide d'ignorer les rumeurs, et n'envoie personne. Un ancien prêtre guerrier, dont la nièce a été kidnappée par les vampires, décide de quitter la ville et de la récupérer par ses propres moyens. Il sera aidé dans sa tâche par le shérif de la bourgade du coin, qui s'avère être le petit ami de sa nièce, et par une ancienne prêtre (oui oui, une prêtre), amie de longue date venue lui prêter main forte.

A partir de là, il ne s'agit plus que de scénario déplorable, de jeu d'acteur abyssal, et de scènes de combat tellement grotesques qu'elles en deviennent comiques. Tous les éléments du nanar sont donc réunis, il n'y a plus qu'à déguster.
A vous les je m'appuie sur des cailloux qu'on vient de jeter en l'air, les croix-shuriken, les plans foireux et les révélations que tout le monde aura deviné depuis le début du film. La mort du grand méchant est particulièrement délectable, et n'en serait pas plus ridicule s'il périssait écrasé par un chameau de passage.

Amateurs de nanars, faites-vous plaisir. Cinéphiles, et gens normaux, fuyez !

Critique Express : Thor

et son fidèle marteau Mia Mia

Thor : Les films de super-héros sont légion ces dernières années, et si on a droit à certaines pépites, la plupart ne sont pas franchement brillants.

Malheureusement pour lui, Thor appartient à la deuxième catégorie, sous-catégorie mouais, bof. Pas forcément un ratage, il ne possède pas non plus de caractéristique marquante, et tout point positif a son pendant négatif. Ainsi, le scénario pourrait être intéressant, mais est trop vite expédié, et semé d'incohérences. Les combats ne sont pour une fois pas filmé à la caméra épileptique, mais sont mal chorégraphiés, voire juste chiants (notamment celui contre le Destructeur). Il y a bien un peu d'humour, mais en trop petite quantité.

Ce qu'on retiendra surtout, c'est qu'un dieu bourrin, borné et macho peut devenir un esthète cultivé et poli juste parce qu'on le gronde dans une cafétéria. Odin aurait dû essayer plus tôt ...

Critique Express : Source Code

Même pas un film sur l'informatique, scandale

Source Code : Que se passe-t-il quand on tente de mélanger Un Jour Sans Fin, Code Quantum et Passé Virtuel ? Réponse : un très bon film.

Reposant sur une idée osée, car très limite au niveau crédibilité -on envoie quelqu'un dans la mémoire de la victime d'un attentat, façon retour dans le passé à la Code Quantum, afin qu'il trouve des indices sur son auteur-, la soupe d'incohérences qu'aurait pu donner Source Code se révèle en fait un ensemble plutôt harmonieux, qui tient en haleine autant qu'il fait réfléchir.

Le héros, comme le spectateur, se retrouve propulsé dans l'action sans explication ou presque, et rassemble petit à petit les éléments qui lui permettront de comprendre son étrange situation. Ce mélange d'action pure et de questionnement constant fait mouche, et le film se termine sans qu'on ait pu voir le temps passer.

A découvrir, absolument.

Critique Express : Philibert

Vous reprendrez bien un peu de groin ?

Philibert : Un ami m'a décrit Philibert comme un épisode d'1h30 de Thierry la France. Je dois le dire, c'est assez vrai. Avec des morceaux de Kaamelott dedans.

Film au kitsch complètement assumé et qui ne descend jamais sous le 3ème degré, Philibert ne paye pas de mine au premier abord, mais parvient à instiller une ambiance fofolle tout au long de l'aventure, et il faudra être sacrément dépourvu d'humour pour ne pas succomber à son charme.