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vendredi 13 juin 2008

Phénomènes, la réponse !

Phénomènes

Phénomènes, c'est ce nouveau film de M. Night Shyamalan, monsieur 6ème Sens, monsieur Le Village, monsieur Incassable, monsieur twist à la fin donc.
Ce qui fait que ces films à twist marchent et plaisent, c'est que ces révélations changent le point de vue du spectateur sur les événements, l'oeuvre prend alors une autre dimension.

Imaginez maintenant un film chiant, doté d'autant d'intérêt qu'une Guerre des Mondes, d'autant de suspense qu'un épisode des télétubbies, et d'une mise en scène aussi haletante qu'une course d'escargots neurasthéniques. Imaginez que vous ne tenez le visionnage uniquement que par la carotte au bout de son bâton, représentant ici le fameux twist censé apporter la lumière sur cet amas d'images flasques.
Imaginez maintenant que la carotte est vérolée, et que ce qui devait vous retourner les tripes n'est en fait que la confirmation d'indices évidents semés tout au long de cette heure et demie de supplice, indices auxquels vous ne vouliez pas croire tellement l'idée sous-tendue était bateau.

Mais en fait, les personnes pensant avoir trouvé la raison du phénomène à la fin se trompent, et j'en ai la preuve !

J'ai trouvé un bout du story-board original, indiquant clairement quelle est la cause de tout ça, et quel était le projet ayant donné l'idée du film à monsieur Shyamalan.

Je vous laisse apprécier par vous-même :


(Il faut cliquer sur l'image, eh oui)


Je le savais !

mardi 26 février 2008

Jumper

Jumper Bonjour, et bienvenue sur ce blog cinéma ... Oui je sais, ça fait beaucoup de critiques ciné d'affilée, mais que voulez-vous, en ce moment je visite pas mal ces endroits sombres qui sentent pas très bon (quel poète vous faites George).

Aujourd'hui, Jumper ! Et autant le dire tout de suite, ça va pas être joli (... désolé).
Qu'est-ce que Jumper ? C'est un film oui, mais plus précisément un film sur Diablo des X-Men, mais moins bleu, et moins pratiquant aussi. Un jour, David Rice, 15 ans, alors qu'il était sur le point de se noyer dans un fleuve gelé (pas si gelé que ça, donc), se retrouve dans la bibliothèque de son village. Dès lors, il apprend à maitriser son nouveau pouvoir de téléportation, et en profite pour faire deux-trois conneries, telles que dévaliser le coffre d'une banque. Il se rendra bientôt compte qu'il ne passe pas aussi inaperçu qu'il voudrait bien l'être.
J'arrête là mon synopsis, j'ai déjà pratiquement tout raconté...

Il se demande ce qu'il fait là. Nous aussi

Car la grande force de Jumper, c'est son scénario riche et profond. Tellement qu'il n'y a pas vraiment de début, pas vraiment de fin non plus, rien ou presque n'est expliqué, et le reste est comblé par des scènes d'action sympa, mais qui ne sont pas non plus inoubliables.
En fait, j'ai surtout eu l'impression d'avoir assisté à la projection en avant-première d'un épisode spécial d'1h30 d'une série télé d'action quelconque. Un gentil, le héros, une fille, la copine du héros, un méchant, le nemesis du héros, un pas-super-gentil-mais-pas-méchant-et-puis-il-a-des-raisons qui aide le héros, ... Tout y est convenu, et ferait une agréable série, mais au cinéma, ça ne passe pas.

Une heure de plus, des explications, du background, des réactions cohérentes (je viens d'apparaitre au beau milieu d'un hôpital et personne ne se pose de question parce que j'amène un blessé, quel esprit professionnel !), un début, une fin, et ce film aurait été un must. Malheureusement, la liste est un peu longue pour que l'on puisse décemment s'en priver et n'apprécier que le reste ...

jeudi 21 février 2008

Benjamin Gates et le Livre des Secrets

Benjamin Gates et le Livre des Secrets Le retour de la rubrique critique rapide parce que ça ne mérite pas dix pages.
Je suis donc allé voir le deuxième opus de la série de films Benjamin Gates (National Treasure en VO).

Que dire si ce n'est que ce film atteint son objectif -à savoir faire passer un moment agréable-, sans toutefois le dépasser.
Il serait même plutôt pas mal ce simili Indiana Jones, s'il n'y avait ces énormes n'importe quoi scénaristiques dont l'objectif probable est de faire réaliser au spectateur que mais oui ! Si ce monument a été construit, c'était en fait pour ... ! et donner un appui réaliste aux élucubrations ésotériques des protagonistes découvrant toujours plus de secrets cachés depuis des siècles dans des célèbres artéfacts visibles et manipulables par (plus ou moins) tous.

On retiendra aussi le patriotisme mièvre américain, en dose habituelle à prendre entre les repas, le fait que les Français sont des ploucs moches et idiots à coté des gravures de mode doctoresques US (mais presque aimables pour une fois, c'est un progrès), et le charabia sur la zone 51, l'assassinat de JFK et tous les points de la théorie du complot on nous cache tout sortis un par un dans l'ordre alphabétique.

Quelques nazis, un fouet, et on s'y croirait

A part cela, le scénario tient la route (aussi invraisemblable que soit cette constatation, après tout ce que j'en ai dit), les protagonistes sont classiques mais bien présentés, et on a le plaisir de se passer d'une fin moralisatrice à la mords-moi-l'noeud ainsi que d'un manichéisme trop poussé, ce qui n'est pas un mal.

Si vous n'avez rien d'autre à regarder, laissez-vous tenter.

mardi 12 février 2008

Cloverfield

Cloverfield

Je sors juste de la séance, et j'ai décidé de faire une critique éclair pour une fois (et avec les fonctions cérébrales cette fois).

En résumé, c'est un film de gros monstre attaquant une ville, genre dont je ne raffole pas particulièrement de par les nombreuses incohérences inhérentes au thème même (et aux probabilités que tout ça arrive, réfléchissez-y un jour, même avec le postulat de base que le monstre existe vraiment), SAUF que c'est filmé dans le même style que Blair Witch Project. Comprendre une cassette récupérée à postériori contenant des informations cruciales sur les faits advenus, distillées tout au long de la fuite du caméraman et de ses pérégrinations.

Ce qu'il faut retirer du film ? Qu'il n'y a pas de mise en scène spéciale mort de trouille, on te fait sursauter toutes les 2 minutes, et ça J'AIME, vraiment.
Deuxième point à retenir : ça balotte, ça tangue, ça virevolte, comme tout bon film amateur, et ça fout la gerbe. Veuillez vous prémunir au préalable de cachets contre le mal de mer et de petits sacs en papier, ceux là même tant appréciés de Mr Bean.

C'est donc la vision qu'auraient les victimes d'une catastrophe inattendue et irréelle, le regard des pauvres hères fuyant le danger mortel pendant que le robot géant prend des poses ridicules et balance son astero-hache.
Intéressant.

jeudi 6 décembre 2007

A La Croisée des Mondes : La Boussole d'Or

Je parlais de daemon hier, aujourd'hui place au film en lui-même.

A La Croisée des Mondes : La Boussole d'Or Si vous avez lu le dernier post, vous devez déjà savoir que la Croisée des Mondes est une trilogie en roman de Philip Pullman, décrivant les pérégrinations de la petite Lyra. Faisons un rapide synopsis pour poser l'histoire à proprement parler :

Lyra Belacqua est une jeune fille un peu casse-cou, sûre d'elle, et garçon manqué sur les bords. Elle est la protégée du Jordan College, à Oxford. Toujours fourrée avec les enfants des gitans et des serviteurs, sa vie va de combat de boue en casse-croute sur les toits, entrecoupée de temps à autre par une séance d'éducation au college.
Un groupe d'enleveurs d'enfants, les Enfourneurs, fait bientôt parler de lui dans la région, surtout parmi les gitans, leur cible de prédilection. Lorsque Roger, le meilleur ami de Lyra, se fait enlever à son tour, la petite fille décide de partir à son secours là où la rumeur dit que les enfants sont emmenés : les royaumes du Nord.

Lyra et l'aléthiomètre

Ayant lu le livre, je savais déjà à quoi m'attendre au niveau de l'histoire, je savais d'ailleurs que le premier livre n'est qu'une grosse introduction pour la suite. C'est donc sans trop d'attentes que je suis allé voir le film.
Premières impressions : les acteurs sont bons, les images de synthèse aussi. Dakota Blue Richards, en Lyra, est très convaincante (bien que pas très blonde, comme le livre la décrivait, tant pis). Les acteurs connus ne sont que peu représentés à l'écran, mais tout cela est bien normal, ils auront une place plus importante par la suite. Si suite il y a.

Lord Asriel

Car si l'ensemble est plutôt de bonne facture, quelques points viennent noircir le tableau. Tout d'abord, le réalisateur. Chris Weitz, avec ce film, est passé à la vitesse supérieure. Réalisateur auparavant d'American Pie, il se lance maintenant dans le block-buster à gros budget bourré d'effets spéciaux. Et si dans l'ensemble le pas est bien franchi, il reste un gros problème à résoudre : l'introduction des nouveaux protagonistes.
Ce qui est dommage dans le premier film d'une trilogie, censé faire découvrir le panel des personnages qui évolueront par la suite, c'est bien de rater leur apparition. Hors dans ce film il n'y a pratiquement qu'un seul type d'arrivée : le cheveu sur la soupe.
Que ce soit Serafina Pekkala, Mme Coulter, ou les gitans dans leur ensemble, tous semblent jetés à l'écran comme autant de nouvelles têtes à retenir très vite, tellement qu'en quelques plans leur présence est un acquis de longue date.

Lord Faa, chef des gitans, et Lyra

Ce qui ne serait pas trop grave en soi, une fois la première partie du film écoulée, et les personnages bien en place, est malheureusement secondé d'un scénario quelque peu chaotique.
Non non, je ne tombe pas dans le fameux piège ce n'est pas comme dans le livre, alors ce n'est pas bien, c'est un peu plus problématique : le scénario est incohérent. C'est assez compliqué à exprimer sans révéler l'intrigue, et donc je ne donnerai pas d'exemple, mais si l'omission dans l'adaptation de certains passages du livre est une plutôt bonne nouvelle, d'autres remaniements s'expliquent difficilement.

Combiné avec ce problème de personnages, le film laisse une impression de travail expédié à la va-vite, où les divers événements ont été travaillés indépendamment les uns des autres, et dont l'assemblage s'est fait dans la douleur.
Même s'il reste agréable à suivre, ce film m'a fait l'effet d'une petite déception. Un travail presque fini, où seules quelques petites retouches par ci, par là, donneraient un bien meilleur cachet à l'ensemble.
Je vous recommande tout de même d'aller le voir, ne serait-ce que pour que les producteurs se décident à financer la suite, car elle s'avère bien plus riche et intéressante. Et si Chris continue à faire des progrès, cela pourra donner quelque chose d'intéressant :).

Lyra et Lee Scoresby

NB : les images officielles sont vraiment pourries, pas même une seule scène d'action ni une image de synthèse pour montrer que ce n'est pas un film contemplatif d'art et d'essai Tcheco-roumain ou Bielo-slovaque. Tant pis, ce sera la surprise quand vous irez le voir :).

mercredi 5 décembre 2007

Votre daemon

Allez hop, pour faire plaisir à raton et suivre ses conseils, un petit post constructif, à forte valeur ajoutée, sur un sujet pas du tout repris du net.

Aujourd'hui est sorti au cinéma l'adaptation du premier volume du roman de Philip Pullman, A La Croisée des Mondes : La Boussole d'Or (bonjour le titre à rallonge).
La Croisée des Mondes, c'est une trilogie fantastique, dans laquelle on suit les aventures de Lyra, petite fille élevée au Jordan College, à Oxford. Ca parait somme toute banal dit comme ça, sauf que le monde dans lequel elle évolue n'est pas le notre, la technologie est un peu décalée et semble en être encore au début du 20ème siècle, le monde est dirigé par les organisations religieuses d'une main de fer, et chaque humain possède un daemon, sorte de familier animal, qui peut changer de forme à loisir jusqu'à l'âge adulte.

Comme j'ai récemment fini les romans (je les avais depuis un moment dans ma bibliothèque, et quand j'ai vu qu'un film allait sortir je me suis mis à les lire, histoire de ne pas me faire spoiler), je pourrais en raconter deux ou trois tartines, en faisant remarquer par exemple que le premier livre, et donc film, n'est qu'une introduction au deuxième tome, qui commence véritablement l'histoire (et en justifie le titre), qu'un des personnages principaux n'apparait d'ailleurs que dans ce deuxième tome, etc... Sauf que là je fais ce post pour une raison totalement futile : le site web du film !

Ou plutôt, une partie spécifique du site. Car il vous est proposé de vous aussi trouver votre daemon ! (oh joie). Pour cela, allez sur le site (malin), dans la partie Daemon, et le lien est bien visible. Il faut ensuite remplir un petit questionnaire, et votre daemon apparait.

Tout cela, je n'en aurais pas parlé si je m'étais retrouvé flanqué d'une truie sauvage répondant au doux nom de Roberta, et c'est très possible vu les résultats des personnes autour de moi. Seulement, vous l'aurez compris, le mien pète la classe, avec un nom digne de sa prestance et de son charisme.

Je vous présente donc Thedra :

Thedra, mon daemon

C'est toujours mieux qu'un petit singe doré à tête hirsute ^^.

mardi 19 juin 2007

Highlander - Search for Vengeance

Highlander - Search for Vengeance Ca faisait longtemps, une petite critique cinéma. Et un article sur un anime aussi. Hop, d'une pierre deux coups.
Aujourd'hui nous allons parler du nouveau film de Yoshiaki Kawajiri (Ninja Scroll, Vampire Hunter D : Bloodlust, The Animatrix - Programme), qui n'est ni plus ni moins que le nouvel opus de la série des immortels en kilt, j'ai nommé Highlander - Search for Vengeance.

Synopsis : Un petit siècle avant Jésus-Christ, Colin Mac Leod, du clan Mac Leod (ben oui), est le fer de lance de la résistance de son village écossais contre l'invasion romaine. La nuit avant la bataille sa femme, Moya, prend les devants et infiltre le camp romain. Elle échoue et meurt en assistant au sac du village. Colin, seul survivant, n'aura de cesse de poursuivre le chef romain Marcus Octavius pour accomplir sa vengeance. Sa quête durera des millénaires : ils sont tous deux immortels.
Nous sommes dans le futur, un futur où le réchauffement de la planète, la pollution, et à peu près tout ce que l'Homme a pu créer ont détraqué le climat et conduit à une diminution de la population humaine. Les pays n'existent plus, seules les cités-état subsistent. Colin débarque à New-York, cité en ruine où une énorme tour-forteresse domine les environs. Sa soif de vengeance ressurgira bien assez tôt, quand il apprendra que le despote qui gouverne la ville n'est autre qu'Octavius.

Colin

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mercredi 2 mai 2007

Spider-Man 3

Suite à un week-end prolongé et une activité ralentie, le module langage est en panne. Ce message sera donc diffusé avec un quotient intellectuel de 30. Merci de votre compréhension.

Spider-Man 3 Yabon Spider-Man 3 !
Loooong, nerd qui se la pète. Venom, Sandman, Harry Osborn, méchaaannnts !
Effets spéciaux, plein ! Beaucoup beaucoup ! Joli.

Peter Parker, ado rebelle. Spiderman, trop con parfois.
Gwen Stacy, pas beaucoup. MJ beaucoup ! A pas de bol MJ.

Synthèse, bien. Musique, très bien (Elfman !). Maguire, super bien (déhanché, hou hou).

Sandman = Gaara. Expérience bizarre plein air à coté ville. Humm.
Météorite tombe à coté Peter. Humm.
Peter, vraiment pas bol non plus.

Humour, drôle ! Très drôle. Plus drôle que avant.

Résumé : drôle, action, émotion, long, yabon.

Nous reprenons le cours actuel de nos programmes. Nous vous remercions d'avoir patienté, et vous souhaitons un bon vol à bord de Jash Air-lines. Jash Air-Lines, des lignes, du vent.

mercredi 13 décembre 2006

Paprika

Paprika Il y avait longtemps que je n'avais pas fait de critique cinéma. Pas le temps, pas envie, les extraterrestres qui avaient effacé mon post, et autant d'excuses que je trouverai si vous m'en donnez le temps.
Seulement là, il faut en parler, c'est presque un devoir, car il s'agit non seulement d'un des rares films d'animation qui passent en France, du dernier Satoshi Kon, réalisateur de Perfect Blue, Tokyo Godfathers et Millenium Actress, mais aussi tout simplement parce que c'est un grand film.

Pour celles et ceux qui oublieraient de lire le titre des posts avant d'en parcourir le contenu, et qui sont totalement à la masse sur les sorties cinéma des dernières semaines, le film en question est Paprika. Un nom d'épice pour un film haut en couleurs, tant au sens propre qu'au sens figuré, et au goût assez prononcé.

Paprika

Vous avez vu Perfect Blue et son ambiance de schizophrène psychopathe au bord de la perte de repère entre fiction et réalité ? Vous avez vu Millenium Actress et son mélange entre le réel et le film, l'imaginaire et le souvenir ? Vous avez déjà vu un film de Satoshi Kon ? Si oui, vous ne serez pas dépaysé par les nombreux fondus de décors, les transitions entre plusieurs lieux -voire plusieurs états de conscience- sans rupture, les délires sans queue ni tête juste pour la forme, les univers riches à en faire craquer la rétine, et la folie plus ou moins douce des différents protagonistes. Si non, attendez-vous à en prendre plein la tête.

Paprika

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vendredi 20 octobre 2006

Et la Nuit mangea la Vierge

Cette soirée était une des nombreuses sorties au cinéma que nous faisions durant l'année, notre carte illimitée nous poussant encore et toujours à consommer de l'image. Les Fils de l'Homme, un bon film oscillant entre le pessimisme fataliste de l'approche certaine de l'extinction de la race humaine, et l'espoir ténu qu'elle reparte, symbolisé par une naissance improbable dans un monde devenu stérile.

Peut-être comme un rituel, nous nous dirigeâmes ensuite vers le Virgin des Champs-Élysées, dont l'horaire de fermeture tardif favorise agréablement le lèche-vitrine de jeunes gens avides de loisirs. Bref regard par l'entrée, il y avait du monde. Plus que d'accoutumée, pour un jour de semaine, à une heure si avancée de la soirée. Le Virgin des Champs abritant souvent des événements commerciaux, notre attention ne fut pas immédiatement retenue par le caractère singulier de la chose. Direction la gauche, et le grand escalier menant aux rayons DVD.

C'est au milieu de notre ascension que certains de nos sens finirent enfin par obtenir la priorité sur le caractère monotone de notre chemin si longtemps pratiqué et donc quasi-automatique. Quelque chose clochait ...

"Daikirai datta sobakasu wo chotto" ...

Hummm.

"Motto touku made isshoni yuketaraaa, nee !"

Non, ils n'auraient pas ... ?!

"Omoi de wa itsumo kirei dakedo"

Nos yeux suivirent nos oreilles et se levèrent. L'écran géant nous révéla alors la terrible vérité : des images de dessin animé, un personnage aux cheveux rouges, Kenshin. Chanson, Opening, Sobakasu. Du texte, les paroles. Défilement, en rythme avec apparition en avance.
Un karaoke d'anime au Virgin !

L'inspection complète de notre entourage nous apprit que tous les petits écrans alentour reprenaient les images du grand, qu'une borne DDR à deux joueurs était installée au rez-de-chaussée, à deux mètres de là où nous nous étions arrêté 30 secondes plus tôt (bravo l'observation ...), et que certaines affiches vantaient les mérites d'un nouveau manga "sélectionné par Mangas" (la chaîne de télévision).

L'instinct du karaokeiste confirmé nous scotcha dix minutes devant un des écrans du deuxième étage (rayon mangas, bien entendu). Macross 7, One Piece, Bleach, Dragon Ball, Escaflowne, Evangelion (évidemment ...), mais aussi Max et Compagnie, Sailor Moon (version Minet), et bien d'autres. Les paroles s'affichaient suffisamment en avance, étaient bien synchro, et sans faute apparente. Un logo "Mangas", ainsi que de la qualité visiblement "enregistrement VHS" sur un des clips nous firent nous poser quelques petites questions sur la légalité de la chose.

Il fallait que je demande. J'interpellai donc un vendeur pour lui poser la question. "Pourquoi tout ça ?". "C'est la Nuit Manga du Virgin des Champs, il n'y a eu aucune communication dessus, nous-même nous avons tout dû préparer vite fait ce matin. Il y avait une séance de signatures tout à l'heure, de Santa Inoue". Santa Inoue, pour ceux qui ne le sauraient pas, n'est pas un mangaka basketteur en habit rouge avec une fausse bedaine. Il s'agit de l'auteur de Tokyo Tribe 2, manga au style assez fanzine franco-belge malgré son créateur totalement Nippon. Ce manga est bien évidemment celui "sélectionné" dont je parlais plus haut.

Coup de chance, ou coup du sort, le vendeur alpagué s'avéra vite être l'organisateur de cette "petite convention". Nous pûmes parler un petit moment de tout cela, du coté plutôt propre et bien présenté d'un événement ayant apparemment eu droit à des délais "à l'arrache", et du manque flagrant de communication sur celui-ci. Il connaît EpitAnime, ça fait plaisir :).
Jashugan gains +10 in "repérage otak in the crowd".

Le karaoke finit, nous partîmes, nos sacs plus lourds et nos comptes plus vides. Pour ma part du Eddings (La Trilogie des Joyaux), du Kishiro (Last Order 8), et, merveilleuse surprise, le manga Dragon Fall ! Géniale parodie de Dragon Ball, ce fanzine espagnol a enfin posé le pied officiellement dans notre contrée, bien des années après la fantrad sur le net.

Des soirées comme celle là, je recommence quand vous voulez :).

vendredi 7 juillet 2006

Gin-iro no Kami no Agito

Origine Premier film de Gonzo, célèbre studio Japonais de par ses séries nombreuses et de qualité, Gin-iro no Kami no Agito s'est vu attribué l'honneur de plusieurs patronymes.
"Agito aux cheveux d'argent", traduction littérale du titre original, suffisamment explicite quant au physique du héros.
"Origine", adaptation française plutôt que traduction. "C'est tout ce qu'il a dit ?" "oui". Bill Murray confirme.
Je lui ai pour ma part trouvé un petit diminutif sympathique et affectueux, qui je pense lui va comme un gant. Ce soir je suis allé voir "Tetsuo-superman au pays de Nausicaa de la vallée des monstro-plantes".

Posons un rapide décor, exercice aussi indispensable à votre compréhension qu'à l'organisation d'une tête encore embrumée d'informations jetées ça et là dans un cerveau tout juste en train de refroidir.
Dans un futur entre proche et lointain, l'humanité, dans sa folie habituelle, a encore payé le prix de ses expériences. Toujours dans le but d'avancer vers une vie meilleure, des scientifiques basés sur la Lune ont créés une végétation mutante, qui se révéla pensante et mouvante. Cette dernière prit le pas sur ses maîtres, détruisit leur satellite et envahit leur planète. La Forêt n'était plus l'appellation d'un lieu paisible et calme, ami des Hommes comme des animaux, mais celle d'une entité omnisciente et omnipotente, contrôlant désormais les faits et gestes des derniers survivants de la race humaine.

Origine

Dans ce monde post-apocalyptique partiellement retourné à la nature, deux villes jouxtent la Forêt. La cité de Ragna, bourgeon de civilisation technologique d'acier et de charbon, souhaitant rétablir la domination humaine sur la Terre. Entre elle et son ennemi végétal, la Cité Neutre, prônant l'harmonie avec la Forêt.
Agito est un garçon de la Cité Neutre un peu turbulent. Suite à ses pérégrinations, il réveille par hasard Toola, une jeune fille du passé. Cette dernière se révèlera posséder la clé du plan de retour à la domination de Ragna, qui fera tout pour atteindre son objectif.

Origine

D'un point de vue réalisation, Gin-iro no Kami no Agito est assez inégal. Les graphismes varient de 3D magnifique à dessin onirique en passant par ombres mal shadées au photoshop et dessins approximatifs. Les personnages aux traits simples se marient parfois mal au décors complexes et colorés. L'animation aussi suit un tel dénivelé de qualité. Les musiques pour leur part restent honorables et, petit détail amusant, je sais enfin maintenant quel nouveau Gonzo comportait la "nouvelle chanson" de Kokia que je l'avais entendue interpréter à son concert de Paris quelques mois plus tôt.

Scénaristiquement, le tableau est loin d'être positif. Si la première moitié du film s'en sort convenablement, avec une histoire un peu exagérée, frôlant la limite du "science-fictionnement plausible" (comprendre qu'il ne faut pas être trop pointilleux sur les différentes lois régissant l'Univers), la seconde moitié dépasse allègrement et sans remords toute limite connue.
Si le début ne provoquait en moi qu'une légère perplexité, le feu d'artifice d'incohérences, de contradictions et d'hallucinations logistiques qui s'en suivit m'a laissé avec un large sourire et une impression de folie passagère. Faisant fi de toute logique, le film avance inexorablement vers une fin démente où tout est bon pour en rajouter encore et toujours. Sans vouloir rentrer dans des détails pouvant gâcher la découverte du film, citons en vrac un volcan qui marche ("mais d'où vient la lave ?" "t'occupes"), l'ami d'Agito qui repère avec soulagement ce dernier apparaissant au sommet du même volcan (petit hic : le volcan en question est à plus de 5km de distance), ou encore les clichés du genre comme l'autodestruction s'activant lors de la mise hors fonction d'un dispositif crucial, car tout le monde sait que l'autodestruction est montée de série sur tout ce qu'on ne voudrait pas voir exploser.

Origine

A cela se rajoutent les références à outrance de piliers du genre de l'animation japonaise. S'il est vrai qu'une fable écologique se passe difficilement d'une nature capable de communiquer et agir, elle peut cependant tout à fait éviter les bras mutants "à la Tetsuo", les villes excessivement polluées rappelant sans détour un Midgar sans Cloud, la forêt agressive qui attaque à grand renfort de dragons noueux remplaçant des ômus restés auprès de leur princesse, ou les super-héros investis de pouvoirs divins capables d'arrêter un tank d'un coup dâ??œil acéré.
La croissance fulgurante de cellules végétales sous microscope, qui illustre l'évolution inexorable des plantes sur la Lune, laisse un arrière-goût de Jayce, sans ses conquérants de la lumière. Quant à la civilisation écrasée par l'apocalypse verte, elle cache en son sein de beaux restes technologiques, des escalators rouillés, des salles protégées, des individus endormis, des armes cachées, renforçant encore un peu plus l'esprit "Akira" du long-métrage.

Que penser de ce film ? A la sortie de la salle, les seuls événements restants en tête reflètent le chaos final et l'impression de bâclage de l'histoire. L'enfilade rythmée de scènes frappantes n'arrive pas entièrement à camoufler le manque évident de profondeur du scénario, qui se contente ici du strict minimum, et la réalisation à la qualité oscillatoire ne joue aucunement en sa faveur.
Si les quelques qualités de Gin-iro no Kami no Agito arrivent à maintenir un certain niveau d'intérêt le long de la projection, ses nombreux défauts n'inciteront pas à vouloir le revoir un jour, ni même à se le remémorer tout court.

mardi 7 mars 2006

L'empereur de la pub

Ou plutôt le contraire. Je regarde très peu la télé. En fait je ne la regarde que pour le journal de 20h, et que quand je suis chez moi à l'heure dite, ce qui n'est pas souvent le cas dernièrement. Autant dire que les émissions et les pubs du moment ça me passe complètement au dessus (on a dû m'expliquer la pub Axe dans le metro, il fallait avoir vu la pub télé avant apparement).

Cependant, lors d'un de ces rares moments télévisuels, je me suis retrouvé plié en deux devant une simple publicité pour un film. L'idée est vraiment bonne, le message passe, et on se souvient des informations à retenir, une pub efficace quoi.

Cette pub, c'est l'annonce du passage du film La Marche de l'Empereur sur Canal+. Ceux qui ne l'ont pas vu, profitez-en pour vous faire un moment culture-pub, les autres, gardez-la dans un coin du disque dur. Un petit instant de bonheur dans un monde de couches-culottes et de voitures de luxe.

lundi 20 février 2006

Charlemagne contre les Ninjas

Pour ceux qui auraient raté la diffusion au cinéma de ce film magnifique, voici le site officiel de Charlemagne contre les Ninjas :
http://www.charlemagnecontrelesninjas.com/.

Vous pourrez y voir un petit trailer et un making-off du film.
Enjoy.

PS : Faisez gaffe aux catapultes, et aux dindons aussi.
PPS : Si vous n'y comprenez rien, cliquez sur "Site officiel" sur la page principale.

lundi 6 février 2006

Cinécure (suite)

Et comme promis, voici aujourd'hui la suite et fin des critiques des films du mois passé.
Les films du jour : Jarhead - Orgueil et Préjugés - Un Ticket pour L'Espace - La Véritable Histoire du Petit Chaperon Rouge.

Jarhead Jarhead - La Fin de l'Innocence: En 1990, Anthony Swofford, jeune Marines de 20 ans, est envoyé sur le front pour la guerre du Golfe. Son bataillon, un des premiers déployés sur place, entame une longue attente face à un ennemi qui ne vient pas.

Jarhead peut être séparé en deux parties distinctes : l'entrainement chez les Marines, et le déploiement dans le désert. Pendant l'entrainement, les images montrées sont celles d'un groupe de snipers dégénérés, qui jouent au dur et rivalisent de bêtise pour montrer qui a la plus grosse. On y suit les rencontres entre les différents protagonistes, leur coté humain et leurs faiblesses, ainsi que la préparation extrême qui fera d'eux des machines à tuer.
S'en suit leur première assignation : la guerre du Golfe. Chargés à bloc, préparés à outrance, s'attendant tous à rentrer dans le vif du sujet, ils constateront amèrement que leur mission est ... d'attendre. L'ennemi n'est pas encore là, et il n'est pas pressé. Il faut alors trouver de quoi s'occuper dans un désert hostile et éloigné de tout : s'entrainer, encore s'entrainer, s'hydrater, réfléchir...

Ce film ne montre aucunement le coté héroique des soldats, mais plutôt comment cela se déroule à l'intérieur. La pression, les camarades, l'entrainement, les doutes, etc.. Une analyse dans le détail. Ce qu'il en ressort, c'est au début une certaine sensation de malaise, un jeune un peu paumé dans un univers malsain et fermé, puis une frustration, celle de ne pas pouvoir faire ce pour quoi on a été entrainé si durement. L'atmosphère générale n'est donc pas très joyeuse, et pas forcément plaisante non plus. Un film bien réalisé, et troublant par son réalisme.

Orgueil et Préjugés Orgueil et Préjugés: "Dans un petit village d'Angleterre, sous le règne de George III, Mrs. Bennet veut marier ses filles afin de leur assurer un avenir serein. L'arrivée de nouveaux voisins, Mr. Bingley et son ami Mr. Darcy, plonge Jane et Elisabeth dans des affaires de coeur tumultueuses. Cette dernière découvre l'amour en rencontrant le bel et aristocratique Darcy. Pourtant, tous deux devront passer outre leur orgueil et les mauvaises interprétations qui s'ensuivent avant de tomber dans les bras l'un de l'autre à la grande surprise des Bennet." (Source: AlloCine.fr).

Vous l'aurez compris, c'est une histoire d'amour. Oh non, je ne suis pas allé le voir de mon plein gré, on m'y a trainé. Pourtant, je ne le regrette pas. En fait, ce qui me déplait vraiment dans ce genre d'histoire ce sont les sentiments exacerbés au paroxysme, et les séries de quiproquos et de situations dramatiques censés pimenter le tout. S'il y a bien quelques quiproquos, plus dus à la bêtise humaine qu'à un "manque de bol, vraiment c'est trop bête", ce qui n'est pas un mal, les sentiments quant à eux restent dans la limite du raisonnable. Déjà, le romantisme est noyé dans une notion du pratique omniprésente : la mère de l'héroine, Elizabeth Bennet, ne pense qu'à marier ses filles, coute que coute, et au garçon le plus méritant (c'est à dire riche). Ce qui casse légèrement l'histoire du Prince Charmant. Ensuite, le héros, Mr Darcy, est un autiste notoire : il ne parle pratiquement jamais, est timide, ronchon, et incroyablement élitiste. Deuxième coup dur à l'image du mari idéal.

L'histoire est finalement assez légère, et s'il faut bien quelques petites prises de tête pour contenter mesdames, pas besoin d'aspirine pour atteindre la fin du film. Somme toute un agréable moment.

Un Ticket Pour L'Espace Un Ticket Pour L'Espace: Le Ticket pour l'Espace est un jeu à gratter organisé par l'Etat pour ralier l'opinion publique à la recherche spatiale et justifier les dépenses encourues. Deux gagnants sont envoyés dans l'espace, sur la station orbitale européenne. Cependant, l'un des deux chanceux semble avoir d'autres projets en tête, et prend la station en otage...

Changement de registre total, cette fois il s'agit d'un film de Kad et Olivier. Au programme, humour absurde et souvent imprévisible, et situations débiles. Si vous avez vu la bande-annonce, une chose est à noter : aucun des vrais gags drôles n'est dedans, donc pas de crainte à avoir, il y a vraiment de quoi rire. Par contre, il faut apprécier le style. Entre le mouton qui pilote un hélico et le film Charlemagne contre les Ninjas (j'irai le voir s'il sort un jour ^^), un certain sens de l'humour absurdo-ridicule est demandé.
En tout cas moi je me suis bien marré. Ce n'est pas un film d'anthologie, pas le meilleur d'humour non plus, mais il vaut son pesant de cacahouètes.

La Véritable Histoire du Petit Chaperon Rouge La Véritable Histoire du Petit Chaperon Rouge: Un petit chaperon rouge surpris, une grand-mère ficelée, un loup déguisé, et un bûcheron déchaîné se font face dans la maison à bobinette. La police fait le point sur l'affaire, et interroge un à un les protagonistes de l'histoire. La situation, qui n'avait a priori pas d'équivoque, se révèle bien plus compliquée qu'elle n'y parait.

Encore un film humoristique, mais cette fois-ci en images de synthèse. Premier gros point noir d'ailleurs : ce film est moche, très très très moche. La 3D ressemble plus à celle d'un court-métrage d'étudiant qu'à un film à gros budget. La première étape pour apprécier ce film est donc de passer outre l'aspect graphique. Se dire que c'est un long-métrage amateur peut aider ^^.
Passé cette étape, une autre se présente : le début du film est tout simplement chiant. Indispensable pour la suite, mais sans vraiment d'humour, il ne représente pas très bien la suite, et donne une première impression assez moyenne.
Heureusement, la deuxième partie relève de beaucoup le niveau. Les gags commencent, et c'est un véritable défilé de bonnes idées qui s'enchainent, pour révéler un scénario, si ce n'est grandiose, au moins pas mal intéressant. Chaque personnage possède une histoire propre, dont les tenants et les aboutissants se recoupent avec les pérégrinations des autres protagonistes, pour former un tout complexe et qui se tient bien. Mention spéciale à la grand-mère et l'écureuil, qui sont tout simplement géniaux.

Un crescendo de situations comiques, qui partent de bien bas pour arriver particulièrement haut. A voir.

C'est fini. Peut-être plus de nouvelles quand je retournerai au cinéma.
Vous avez lu tout ça ? Vous êtes bien courageux, moi j'ai pas pu ^^.

vendredi 3 février 2006

Cinécure

Carte UGC Ce qu'il y a d'intéressant avec les cartes de cinéma illimité, c'est que les arguments pour ou contre changent avant et après l'obtention de l'objet. Avant, la plupart des gens avancent que "de toute façon je vais pas au cinéma assez souvent pour que ça rentabilise", que "en ce moment y'a rien de suffisament bien", etc.. Mais ce qu'il faut voir, c'est le pourquoi de ces arguments : On ne va pas beaucoup au ciné ? C'est parce que c'est cher, donc on se retient, on choisit. Quand c'est "gratuit", on peut voir tous les films que l'on avait envie de voir sans se rationner, et l'on voit des films qu'on n'aurait pas imaginé voir avant, car "ça coute cher".

Du coup on va beaucoup plus souvent au cinéma, et de fait la carte est vite rentable. Cela fait un peu plus d'un mois que je l'ai, et déjà 9 films à mon actif.
Et pour fêter ça, voici quelques petites critiques pour vous donner envie d'aller vous aussi les voir.

Ce post sera en deux parties, 4 critiques chacune. Le 9ème film est King Kong, dont j'ai déjà fait la critique dans un post à part.
Les films du jour : Narnia - The Constant Gardener - Madame Henderson Présente - Lord of War.
Les films de demain : Jarhead - Orgueil et Préjugés - Un Ticket pour L'Espace - La Véritable Histoire du Petit Chaperon Rouge.

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