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mardi 26 février 2008

Jumper

Jumper Bonjour, et bienvenue sur ce blog cinéma ... Oui je sais, ça fait beaucoup de critiques ciné d'affilée, mais que voulez-vous, en ce moment je visite pas mal ces endroits sombres qui sentent pas très bon (quel poète vous faites George).

Aujourd'hui, Jumper ! Et autant le dire tout de suite, ça va pas être joli (... désolé).
Qu'est-ce que Jumper ? C'est un film oui, mais plus précisément un film sur Diablo des X-Men, mais moins bleu, et moins pratiquant aussi. Un jour, David Rice, 15 ans, alors qu'il était sur le point de se noyer dans un fleuve gelé (pas si gelé que ça, donc), se retrouve dans la bibliothèque de son village. Dès lors, il apprend à maitriser son nouveau pouvoir de téléportation, et en profite pour faire deux-trois conneries, telles que dévaliser le coffre d'une banque. Il se rendra bientôt compte qu'il ne passe pas aussi inaperçu qu'il voudrait bien l'être.
J'arrête là mon synopsis, j'ai déjà pratiquement tout raconté...

Il se demande ce qu'il fait là. Nous aussi

Car la grande force de Jumper, c'est son scénario riche et profond. Tellement qu'il n'y a pas vraiment de début, pas vraiment de fin non plus, rien ou presque n'est expliqué, et le reste est comblé par des scènes d'action sympa, mais qui ne sont pas non plus inoubliables.
En fait, j'ai surtout eu l'impression d'avoir assisté à la projection en avant-première d'un épisode spécial d'1h30 d'une série télé d'action quelconque. Un gentil, le héros, une fille, la copine du héros, un méchant, le nemesis du héros, un pas-super-gentil-mais-pas-méchant-et-puis-il-a-des-raisons qui aide le héros, ... Tout y est convenu, et ferait une agréable série, mais au cinéma, ça ne passe pas.

Une heure de plus, des explications, du background, des réactions cohérentes (je viens d'apparaitre au beau milieu d'un hôpital et personne ne se pose de question parce que j'amène un blessé, quel esprit professionnel !), un début, une fin, et ce film aurait été un must. Malheureusement, la liste est un peu longue pour que l'on puisse décemment s'en priver et n'apprécier que le reste ...

jeudi 21 février 2008

Benjamin Gates et le Livre des Secrets

Benjamin Gates et le Livre des Secrets Le retour de la rubrique critique rapide parce que ça ne mérite pas dix pages.
Je suis donc allé voir le deuxième opus de la série de films Benjamin Gates (National Treasure en VO).

Que dire si ce n'est que ce film atteint son objectif -à savoir faire passer un moment agréable-, sans toutefois le dépasser.
Il serait même plutôt pas mal ce simili Indiana Jones, s'il n'y avait ces énormes n'importe quoi scénaristiques dont l'objectif probable est de faire réaliser au spectateur que mais oui ! Si ce monument a été construit, c'était en fait pour ... ! et donner un appui réaliste aux élucubrations ésotériques des protagonistes découvrant toujours plus de secrets cachés depuis des siècles dans des célèbres artéfacts visibles et manipulables par (plus ou moins) tous.

On retiendra aussi le patriotisme mièvre américain, en dose habituelle à prendre entre les repas, le fait que les Français sont des ploucs moches et idiots à coté des gravures de mode doctoresques US (mais presque aimables pour une fois, c'est un progrès), et le charabia sur la zone 51, l'assassinat de JFK et tous les points de la théorie du complot on nous cache tout sortis un par un dans l'ordre alphabétique.

Quelques nazis, un fouet, et on s'y croirait

A part cela, le scénario tient la route (aussi invraisemblable que soit cette constatation, après tout ce que j'en ai dit), les protagonistes sont classiques mais bien présentés, et on a le plaisir de se passer d'une fin moralisatrice à la mords-moi-l'noeud ainsi que d'un manichéisme trop poussé, ce qui n'est pas un mal.

Si vous n'avez rien d'autre à regarder, laissez-vous tenter.

mardi 12 février 2008

Cloverfield

Cloverfield

Je sors juste de la séance, et j'ai décidé de faire une critique éclair pour une fois (et avec les fonctions cérébrales cette fois).

En résumé, c'est un film de gros monstre attaquant une ville, genre dont je ne raffole pas particulièrement de par les nombreuses incohérences inhérentes au thème même (et aux probabilités que tout ça arrive, réfléchissez-y un jour, même avec le postulat de base que le monstre existe vraiment), SAUF que c'est filmé dans le même style que Blair Witch Project. Comprendre une cassette récupérée à postériori contenant des informations cruciales sur les faits advenus, distillées tout au long de la fuite du caméraman et de ses pérégrinations.

Ce qu'il faut retirer du film ? Qu'il n'y a pas de mise en scène spéciale mort de trouille, on te fait sursauter toutes les 2 minutes, et ça J'AIME, vraiment.
Deuxième point à retenir : ça balotte, ça tangue, ça virevolte, comme tout bon film amateur, et ça fout la gerbe. Veuillez vous prémunir au préalable de cachets contre le mal de mer et de petits sacs en papier, ceux là même tant appréciés de Mr Bean.

C'est donc la vision qu'auraient les victimes d'une catastrophe inattendue et irréelle, le regard des pauvres hères fuyant le danger mortel pendant que le robot géant prend des poses ridicules et balance son astero-hache.
Intéressant.