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jeudi 19 avril 2007

Typing Mania

Assez de culture pour l'instant, vidons-nous le cerveau.
Et tant qu'à le faire, faisons-le avec classe.

Il y a quelques jours, Intrus (oui, c'est un pseudo) a posté sur l'IRC (#epitanime@irc.worldnet.net) un lien vers un petit jeu flash bien sympathique, fort sympathique même.

C'est un jeu de typing (frappe au clavier) comme il en existe tant, Typing of the Dead en premier. Sauf que celui-ci surfe sur la vague du jeu musical : au lieu de chanter la chanson, on en tape les paroles.

Typing Mania

Typing Mania, de son petit nom, est un jeu japonais, sur un site japonais, avec des paroles japonaises et donc ... des chansons japonaises \o/. Et c'est surtout cela qui m'a marqué.
L'interface est jolie bien que sobre, et le système de typing est assez malpratique, voire complètement pourri (paroles en romanji assez particuliers, une lettre affichée à la fois, pas de séparation des mots, ...). Mais la playlist, quel bonheur !

Je n'ai testé que 3 ou 4 chansons, je suis toujours tombé sur du bon et du connu : le thème de Kumo no Mukou, la chanson des contes de Terremer, etc... Ce sont des musiques calmes, parce que j'ai choisis des niveaux de difficulté faibles (entre 1 et 3), et c'était déjà bien difficile (pas particulièrement le typing, mais la lecture des paroles ...).

En résumé : c'est dur, pas particulièrement ergonomique, mais c'est aussi joli, original, et avec un choix de musiques qui me plait beaucoup !

Essayez, vous vous ferez votre propre opinion.

mardi 17 avril 2007

Sherlock Holmes et préjugés

Sherlock Holmes Je viens de terminer Une Etude en Rouge, le premier roman de la série des Sherlock Holmes de Sir Arthur Conan Doyle, et s'il est une chose que l'on remarque de prime abord, c'est l'opposition entre ce que l'on croit savoir du célèbre détective, et ce qui est réellement conté dans ce fameux bouquin.

Petite liste rapide de ce que je croyais savoir du-dit personnage :

  • C'est le héros d'une série de romans de Conan Doyle.
  • C'est un justicier hors-pair.
  • Il est très connu, et vole régulièrement la vedette à Scotland Yard.
  • Il est doué, mais reste humble sur ses talents.
  • Il mène une vie droite et saine.
  • Vu sa popularité, il doit y avoir près d'une vingtaine, voire une cinquantaine de romans de Sherlock Holmes.

Après lecture, quelques petits changements :

  • Le docteur Watson est le héros des romans de Sherlock Holmes, qui lui n'est que l'ami et le colocataire du médecin.
  • Sherlock Holmes cherche des défis à son intellect, pas la justice (bien qu'elle en découle).
  • Sherlock Holmes est un consultant, que les détectives de Scotland Yard viennent chercher quand ils sont dans l'impasse. Le crédit revient donc en général à Scotland Yard.
  • Notre détective est un homme vaniteux et imbu de lui-même, même s'il cache régulièrement ces sentiments.
  • Holmes est un homme droit et strict quand il le faut, amorphe et asocial le reste du temps. De plus, il s'adonne à la drogue, même s'il en connait parfaitement les conséquences néfastes.
  • Il n'y a, en tout et pour tout, que quatre romans de Sherlock Holmes. Oui, seulement quatre. Tous les autres ouvrages de Conan Doyle sur son détective sont des nouvelles (il y en a un paquet, ce qui explique le succès).

Ce ne sont que des observations basées sur le premier roman, et le premier chapitre du second, Le Signe des Quatre. Elles ne tiennent donc pas compte des éventuelles évolutions du personnage par la suite, qui rejoignent peut-être les premières idées qu'on se fait de l'homme à la pipe et au chapeau.

NB : détail amusant que je viens de remarquer en vagabondant sur la page Wikipedia consacrée au détective.
Quel est, à votre avis, le point commun le plus réel entre Edmond Dantès, dont j'ai parlé récemment, et Sherlock Holmes ?

Il existe, pour chacun d'eux, un lieu où ils sont censés avoir vécu. Il existe, au Chateau d'If, une cellule d'Edmond Dantès. Tout comme il existe, à Londres, non pas une, mais deux maisons de Sherlock Holmes.
Plutôt pas mal, pour des personnages entièrement fictifs.

jeudi 12 avril 2007

Le Comte de Monte-Cristo

Le Comte de Monte-Cristo 1 Décidément, il m'inspire beaucoup le Sly en ce moment, et c'est en le voyant commenter des livres que je me suis rappelé que je voulais faire de même.

Comme le titre l'indique (oui, il faut lire les titres), j'ai lu dernièrement l'histoire du Comte de Monte-Cristo, roman d'Alexandre Dumas (monsieur Mousquetaires, et pas son père, ni son fils, qui s'appellent aussi Alexandre Dumas, quelle imagination ...).
Les gens fans d'animation Japonaise pourront deviner que l'inspiration m'est venue de Gankutsuou, série d'animation du studio Gonzo, transposant ce fameux roman dans une période futuriste. Bien que je n'aie pas revisionné la série récemment, c'est elle qui a influencé mon choix lorsque j'ai décidé de lire un classique de la littérature française. Le pourquoi du classique de littérature étant la (re)découverte du site Wikisource, qui regroupe un panel des œuvres du domaine public, à lire en ligne ou à imprimer sur une forêt entière.

Mais trêve de divagation (vagation), faisons plutôt un court synopsis sans trop de spoil :
Edmond Dantès est un jeune marin de 19 ans, Marseillais de naissance, à qui la vie réussit. Second de son navire, le Pharaon, il est en passe d'en prendre la tête suite au décès du capitaine. Aimé de son équipage, de son armateur, de son père et de sa charmante fiancée, la catalane Mercédès, rien ne semble vouloir troubler son bonheur.
Cependant les êtres humains ont cette capacité propre, que l'on appelle jalousie, qui les tend à devenir hostile aux personnes possédant plus de biens ou plus de bonheur qu'eux. C'est le cas de Danglars, comptable du Pharaon, et de Fernand, cousin et soupirant de Mercédès. A la suite de l'annonce du mariage proche d'Edmond et de Mercédès, une missive parvient mystérieusement aux autorités, portant une accusation de bonapartisme acharné sur la personne d'Edmond Dantès, ce qui n'est pas tendre dans cette période d'exil de Napoléon et d'établissement de Louis XVIII sur le trône.
L'arrestation a lieu le jour même du mariage. Edmond, naïf et certain de son honnêteté, se laisse emmener auprès du substitut du procureur du roi, Gérard de Villefort, auquel il certifie son innocence. Ce dernier, d'abord touché par un homme qui, comme lui, prépare son mariage, revire rapidement de bord lorsqu'il voit son propre intérêt, et son avancement, pointer au bout de l'affaire.
Edmond est alors enfermé au Chateau d'If, sans plus aucun espoir de revoir un jour la lumière du soleil. Il en ressortira 15 ans plus tard, riche, cultivé et ivre d'une vengeance qu'il conduira avec la volonté de fer qu'il s'est forgé, sous son nouveau nom de Comte de Monte-Cristo.

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