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mardi 11 décembre 2007

Bernard Pivot

C'est incroyable, j'en suis encore estomaqué. Je ne pensais pas que ça arriverait, car il a toujours fait partie de ma culture générale, mais voilà, je dois me rendre à la cruelle et cinglante évidence :

Il y en a qui ne savent pas qui est Bernard Pivot !

Tout a commencé quand un de mes collocs, petit, chevelu, et qui n'écrit plus sur ce blog depuis plus d'un an et demi, m'annonce je comprends rien à ton dernier post. Ma première réaction intérieure se rapproche assez d'un WTF lol n00b, mais comme je ne reçois pas beaucoup de feedback en ce moment, je me dis que je suis peut-être devenu tellement obscur que ce n'est que par pure politesse que personne ne poste un bon gros ras le cu bol dans les commentaires.

Et là, l'échange fatidique :

- Il veut rien dire ton titre, y'a une faute.
- C'est normal, faut lire ce qu'il y a entre parenthèses.
- heu, je sais pas qui c'est moi Bernard Pivot. Tu m'aurais dit Bernard Minet encore ...
- T__T

Alors voilà, Bernard Pivot, c'est LUI :

Bernard Pivot

A l'époque, on le connaissait surtout comme ça :

Bernard Pivot

Il est pourtant célèbre en France le monsieur, en grande partie grâce à sa fameuse Dictée, tout d'abord nommée Championnat de France d'orthographe puis Championnat du monde d'orthographe, et enfin Dicos d'Or, dont on retrouve des traces un peu partout sur la toile.

On pourra rajouter à son curriculum ses émissions littéraires telles que Bouillon de Culture, Apostrophes ou encore Double Je.
Même Perusse l'a parodié, c'est dire s'il est connu !

Avec une telle feuille de route, on comprendra rapidement que lorsque le péquin moyen aborde le sujet Bernard Pivot, il fait allusion à un fou de l'orthographe, à un Rambo de la grammaire, à un nobel de la littérature (tu lis tes ratures ? ha ha ... Hum), bref, au pourfendeur de la peccadille vocabulairienne, dompteur de l'Hydre grammaticale, et accessoirement vainqueur du championnat de pétanque en pédalo à la Bourboule en 1967, bien que cette information reste encore à confirmer.

Donc oui, il y avait bien une faute dans le premier sous-titre de mon précédent post, mais elle était totalement volontaire et faisait partie d'un subtil élan drolatique et auto-critique, scrogneugneux de cornegidouille végétopathe !
Et pour bien le faire comprendre, ce colloc devra assumer pendant trois semaines le rôle de l'assistante de Davy, qui lui fera subir les pires supplices pour avoir foiré ses fiches.

Alors, vous connaissez Bernard Pivot ? >:D

lundi 10 décembre 2007

Voir ou Voire ?

Petite pause culturelle dans cet océan d'articles inutiles et de critiques non-lues (même si elles me prennent pas mal de temps à écrire, bande d'ingrats !), aujourd'hui nous allons aborder le sujet d'une faute énormément reproduite dans la langue incisive de Molière (ho ho), à savoir un mot que pratiquement personne ne connait, tout en l'ayant déjà utilisé mainte fois : voire !

Voire Venise et mourir (assassiné par Bernard Pivot)

Pour commencer, il est un élément important à préciser, car mes sens aiguisés m'indiquent qu'une confusion horrible peut naitre de ce sujet. Et comme mieux vaut toujours prévenir que guérir, autant le faire tout de suite :
L'action d'avoir quelque chose ou quelqu'un dans son champ de vision, ça s'écrit bien voir, sans e !
Nous parlons donc d'un tout autre mot, utilisé dans un tout autre cas. Et encore un petit tout autre pour la route, tiens.

Savoir où voir voire et pas voir

C'est tout simple, tellement que tout le monde se plante : voire est un adverbe, que l'on peut remplacer par et même.

Avec un exemple, on comprend tout de suite plus vite :

Ce blog est inintéressant, voire rébarbatif

On l'utilise en général pour amener une surenchère dans la description, dans l'action. Comme si on réévaluait, au cours de l'écriture de la phrase, la teneur de ce que l'on veut dire.

On trouve aussi souvent l'utilisation de l'expression voire même, qui est un pléonasme, car voire inclut déjà le même. Elle est cependant de plus en plus acceptée dans la langue française, tout d'abord parce qu'il est plus facile de baisser les bras que de faire respecter le Français à des gens qui de plus en plus pensent que l'économie de lettres dans chaque mot est une étape importante vers le développement durable et la sauvegarde de la planète. Ensuite, parce que la redondance crée un renforcement de l'expression, que les grammairiens s'expliquent entre eux à grand coup d'étymologie ancienne (pléonasme !) dont personne n'avait seulement idée avant qu'ils déterrent tout ça du fin fond d'un livre obscur sur la Grammaire du XIIIe Siècle et la Cuisine au Beurre.

Voilà, et maintenant plus de faute sur voire s'il vous plait, ça pique les yeux >_<.

dimanche 9 décembre 2007

Ravalement

Hop, le blog a retrouvé sa mine des beaux jours, je commençais à ne plus supporter le thème par défaut de dotclear :/.

Il manque encore toutes les anciennes modifications que j'avais pu apporter (les citations de texte sont assez horribles dans la version de base de oXydized), mais l'essentiel y est : un fond tout sauf blanc (bobo les noeils le blanc), et la bannière que j'avais amoureusement travaillé pour donner une identité au blog (parce que, mine de rien, le reste est un thème classique).

Ça, c'est fait, on va penser à écrire du contenu intéressant maintenant ...